Qui sommes-nous?
L'association a pour finalité de contribuer au développement de l’ancienne province du Kivu en République démocratique du Congo.
Pour cela, nous soutenons les initiatives locales dans les domaines culturel, hospitalier, agricole et de l'enseignement.

L'impulsion de nos actions provient des villages du Kivu.
Leurs habitants sont les mieux placées pour connaître leurs besoins, d'autant plus que ce sont eux qui mettent directement en oeuvre les différents projets.
Jamais Alliance Kivu n'importe ses points de vue.
Nous restons toujours à l'écoute des besoins de chacun dans le respect de l'intérêt général. Ces échanges seraient impossibles sans des partenaires locaux fiables et dynamiques.
Présentation de Shabunda
Actuellement, nous menons nos actions dans la commune rurale de Shabunda. Son chef lieu, qui porte le même nom, est une cité de près de 18.000 habitants, située à 320 km au sud de Bukavu, la capitale provinciale.
Avec un relief dominé par des collines, des montagnes et quelques vallées, le territoire de Shabunda est traversé par un réseau hydraulique varié et dense, dont les trois principales rivières sont : la Ulindi, la Lugulu et la Elila.
Dans cette partie de la forêt tropicale, deux climats sont dominants : le climat équatorial et le climat tempéré de montagne. Il y a aussi deux principales saisons : la saison des pluies et la saison sèche. Cependant, même pendant la saison sèche, il y a un peu de pluie.
Le territoire de Shabunda est une entité administrative composée de deux collectivités: celle des Basiki dont le siège se trouve à Shabunda centre; et celle de Wakabango, dont le siège se trouve à Kalole, à près de 140km du centre. Les deux collectivités sont habitées essentiellement par une seule tribu, les Barega, dont la finesse de l'art est connue dans le monde entier.
Selon les statistiques de janvier 1998, la population du territoire de Shabunda se présentait de la manière suivante :
118.129
116.747
114.355
hommes
garçons
filles
L'activité principale de la population de Shabunda est l'agriculture de subsistance avec des outils très rudimentaires: houes, haches, machettes, grands couteaux de femme, ... la production est très faible comparée au temps et aux efforts investis dans le travail.
La production agricole est essentiellement axée sur le riz, le manioc, la banane plantain, l'arachide, l'huile de palme et le maïs.
Faute d'acheteurs, qui ne viennent plus à cause de l'impraticabilité des routes, la production du café, du coton et du caoutchouc a été abandonnée il y a plusieurs années.
Le sous-sol de Shabunda est très riche en minerais divers, qui restent malheureusement inexploités ou presque. L'unique société industrielle des mines de Shabunda, la SOMINKI (société à capitaux belges aujourd'hui en faillite) exploitait officiellement l'étain. D'autres minerais ont pourtant été reprérés et sont exploités de manière artisanale par la population.
La forêt de Shabunda renferme aussi des espèces de valeur. Mais celles-ci sont menacées par la population, qui y cultive en désordre et y recherche le bois de chauffage pour cuisiner et se chauffer.
Suite à l'absence quasi totale de routes, le commerce est trop peu développé sur le territoire, l'unique voie rapide et sûre étant le transport aérien (petit porteur), très coûteux et donc inaccessible à la majorité de la population. Ne pouvant pas vendre, les paysans deviennent toujours plus pauvres. Et leurs conditions de vie ne cessent de se détériorer. Faute d'argent, ils ont du mal à se ravitailler en produits de première nécessité: Savon, sel, pétrole, ...
Sans routes praticables, les camions sont extrêmement rares, et la population se déplace essentiellement à pied, sur des distances dépassant les deux à trois cents kilomètres. Ni train, ni bus.
Shabunda compte trois hôpitaux et 45 centres de santé. Le tout est coordonné par un bureau central de l'unique zone de santé qui englobe tout le territoire. Mais, à cause du marasme économique et, une fois de plus, de l'impraticabilité des routes, plusieurs centres de santé ne sont plus opérationnels, faute de médicaments et de matériel médical.
Il résulte de tout cela que la couverture sanitaire est trop faible. Ceci, entre autres, explique la récurrence de certaines maladies devenues endémiques, comme le choléra, la bilariziose et autres maladies diarrhéiques. A signaler aussi le fort taux de mortalité durant les accouchements dans les villages: des femmes meurent sans avoir pu arriver à temps à l'hôpital par manque de transport adéquat; on utilise le vélo ou le kipoyo (brancard artisanal).
A cause de la déliquescence de l'état, le système éducatif s'est écroulé: écoles délabrées, enseignants impayés, programmes non actualisés, matériel didactique non renouvelé, bibliothèque non fournie, librairie inexistante, équipements sportifs vétustes, ...
Depuis près de 10 ans maintenant, l'Etat étant devenu incapable de payer le salaire des enseignants et de donner des subsides de foncitonnement aux écoles, toute la charge scolaire repose sur les pauvres parents et achève de les appauvrir encore plus.
Historique
Depuis plusieurs années, l'Est de la République Démocratique du congo vit au rythme de la guerre qui aggrave la situation socio-économique de cette partie du pays..

Cette tendance se marque encore plus dans les villages, isolés et donc sans liens commerciaux avec le reste du pays et également trop souvent oubliés des grandes ONG. Cet isolement est dû au manque de routes praticables et l'alternative, le transport aérien par petits porteurs, est trop coûteux et donc inaccessible à la majorité de la population.
C'est en 2001 que nous avons été sensibilisés par un amis congolais, Simon Pierre IYANANIO. Il nous a exhorté à venir en aide aux villages de l'ancienne province du Kivu en RDC. Il nous a convaincu de la volonté des populations locales à s'organiser pour trouver des solutions à leur problème de sous développement.

Simon Pierre avec une partie de notre groupe lors de son séjour en Belgique, en août 2005
Une fois rentré au Congo, il a mis une structure capable de se mobiliser pour proposer et d'implémenter des projets utiles et vitaux pour leurs villages.
Très vite, nous avons entrepris des activités pour la récolte des fonds. Nous avons ensuite décidé de formaliser notre action en constituant l'asb ALLIANCE KIVU.







