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Sous l'Ancien Régime, les poids et mesures
variaient d'une région à l'autre. La métrologie ancienne s'appuyait
sur la relation entre le travail humain et la nature environnante
(qualité des sols, climat). Les procédés de mesure n'offraient pas
toujours de garantie de stabilité. Le généalogiste doit donc se
souvenir qu'il existait jusqu'au XVIII° siècle une multitude
d'unités adaptées aux coutumes locales et qu'il convient de savoir à
laquelle il était fait référence.
Ce n'est qu'en 1795, que le système métrique fut
institué puis légalisé en 1799. On sait moins, qu'il ne fut
obligatoire qu'en 1837 et appliqué en 1840 (45 ans plus tard) !
Il n'est pas possible de lister ici l'exhaustivité
des mesures locales (ex
: la mesure d'Argenton) voici néanmoins quelques repères
indicatifs pour s'y retrouver :
Surface
:
- 1 arpent royal = 100 perches (5 107 m2) = 5
cordes (51,07 ares)
- 1 journal (surface labourable par un homme en
une journée allant de 20 à 35 ares). Cette unité était employée
aussi pour la vigne.
Distance
:
- 1 aulne = 3 pieds 7 pouces 8 lignes (fixé en
1540 par François 1er)
- 1 perche = env. 20 pieds = env. 3 toises
(env. 6 m)
- 1 pas = 0,62 cm
- 1 pied (en. 30 cm) = env. 12 pouces
- 1 pouce (2,7 cm) = 12 lignes
- 1 lieue = 2 000 toises (env. 4km)
Capacité
:
- 1 minot = 6 boisseaux (matières sèches : blé,
sel, charbon)
- 1 muid (env. 300 litres) = 12 setiers
- 1 pipe (de 400 à 600 litres)
- 1 pinte (env 1,5 l.) = 2 chopines
- 1 poinçon en Touraine (env. 230 l.)
Monnaies
- monnaies d'or : l'écu, le louis d'or
- monnaies d'argent : le quart d'écu d'or, le
double tournois
- monnaies de cuivre : le denier tournois, le
liard
La valeur de ces monnaies varia naturellement au
cours du temps et fonction des politiques royales.
Mais dans les documents écrits (rôles
d'imposition, inventaires...) les sommes étaient exprimés en unité
de compte divisée en livres, sols et deniers.
- 1 livre = 12 sols
- 1 sol = 12 deniers
La Mesure d'Argenton
"Acte de notoriété publique de 1704 pour la mesure
du boisseau d'Argenton par devant René PEYROT, bailli et lieutenant
général civil et criminel et de police de la baronnie d'Argenton
pour le duc d'Orléans, seigneur baron d'Argenton. ledit bailli
tenant ses plaids ordinaires :
La mesure d'Argenton est le boisseau ordinaire
plus une jointée (les deux mains réunies pleines de blé) pour toute
sorte de blé, sauf l'avoine qui se mesure comble. Cela se fait aussi
jusqu'au vingtième boisseau inclus, puis au-dessus on en donne 21
pour 20. Le bailli a pris l'avis de 2 avocats et de 78 procureurs du
siège d'Argenton, et aussi des principaux habitants lesquels ont
attesté que le mesurage des blés se pratique ainsi à Argenton de
temps immémorial. Le dit acte a été dressé par le bailli après avoir
aussi oui les gens de son altesse royale le duc d'Orléans. Les
rentes en blé du Prieuré de Longefont sont payables en cinq mesures
différentes, celle de Mézières est la plus grande puis Buzançais,
Argenton, puis Crozant qui est la plus petite de toutes. le setier
d'Argenton est composé de 24 boisseaux, une mine contient 12
boisseaux."
Source : AD Indre - H
881
(Cité par R.MARCEL dans son Encyclopédie... de la province de
Berri)
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