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Métiers de la santé

 

Médecins, chirurgiens et apothicaires berrichons autrefois

Se soigner autrefois

Les principales affections à la fin de l'Ancien Régime, d'après Dalphonse étaient les fièvres tierces, quartes, intermittentes, malignes, inflammatoires; les luxions de poitrine, les pleurésies et les rhumatismes.

Le préfet Dalphonse n'hésitait pas à écrire "La plupart des officiers de santé, n'ont pour preuve de leur instruction que la patente qu'ils payent, et avec laquelle ils acquittent le Droit d'assassiner les gens !"
Plus tôt, Montesquieu constatait : "Ce n'est pas les médecins qui nous manquent, mais la médecine."


Les docteurs en médecine 

Il existait depuis 1463, une faculté de médecine à l'Université de Bourges installée à l'Hotel-Dieu, rue St-Sulpice. Elle avait pris le relais des moines de St-Sulpice. Si elle eut son heure de gloire au début du XVII° siècle, elle avait perdu son lustre au XVIII°, elle se voit refuser les aides financières pour créer une salle de dissection, un laboratoire de chimie et réorganiser le jardin de plantes médicinales. Bientôt la Ville ne paiera même plus les professeurs qui s'en vont ailleurs.

Ainsi  au XVIII° siècle, la plupart des praticiens de la province, vont faire leurs études à Paris ou à Montpellier et reviennent seulement pour recevoir l'agrégation nécessaire à l'exercice de leur profession en Berry en réalisant cinq préparations devant un jury de maîtres apothicaires.

A Issoudun, les apothicaires forment une corporation commune avec les chirurgiens et les perruquiers et reçoivent leurs lettres patentes le 9 mai 1644 sous la Régence d'Anne d'Autriche. Pendant longtemps la profession d'apothicaire, n'est pas clairement distincte de celle d'épicier droguiste. L'épicier doit cependant se cantonner à des compositions simples avec l'huile et le miel. Les apothicaires développeront une attitude protectionniste


Les chirurgiens

Voir liste des praticiens


Les apothicaires

C'est une ordonnance de 1771, rendue par Louis VI qui remplace officiellement le nom d'apothicaire par celui de pharmacien.
Si au Moyen-Age, cette activité est l'apanage des moines des abbayes, la fabrication des drogues et onguents n'est réglementée q'en 1536 par une ordonnance de François 1er qui demande à ce qu'il soit procédé à un examen sérieux des aptitudes des candidats "faisant acte des plantes et herbes".


Source : Encyclopédie historique et anecdotique de la province de berri, Rémi MARCEL, Bourges, 1994 - Mémoire Statistique de l'Indre, Préfet DALPHONSE, rééd.   

 

 

 

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