La Société Généalogique du Bas-Berry offre aujourd'hui aux
internautes la consultation gratuite de tous les relevés de
mariages effectués par ses membres depuis 30 ans. Dans un
premier temps, ce sont près de 327 000 actes dépouillés à
partir des registres paroissiaux de l'Indre, qui sont
proposés en libre accès (au format pdf) et hébergés par le
site Internet des Archives départementales de l'Indre, comme
ils l'étaient déjà en salle de lecture.
http://www.cyberindre.org/jahia/Jahia/portail/archives/pid/8113
L'association cherche ainsi à répondre aux besoins des
généalogistes qui, étant éloignés de l'Indre ou peu
disponibles, veulent poursuivre leurs recherches à défaut de
pouvoir le faire sur place ou de réussir à déchiffrer
facilement les actes (même numérisés !).
Pourquoi dans ces conditions rester membre de
l'association si l'on peut bénéficier librement de ses
travaux sans y adhérer ? Et pourquoi payer une adhésion si
tout devient gratuit ?
Et bien permettez moi de répondre en tant que nouveau
président de la SGBB, en vous exposant notre vision de la
généalogie associative :
« Société » généalogique, la SGBB a comme modèle les «
sociétés » savantes d'autrefois, plutôt que les « sociétés »
commerciales d'aujourd'hui. Avec la révolution numérique et
son impact sur la pratique de la généalogie, les cercles
doivent impérativement s'adapter en utilisant
intelligemment l'outil internet et en changeant profondément
de « modèle ». Ils sont confrontés aux mêmes problématiques
que doivent résoudre les producteurs de contenus : presse,
musique, édition, encyclopédies... Comme toute mutation, ce
changement est difficile, car au-delà des éventuelles
résistances, il nécessite d'abord des compétences nouvelles,
dont les cercles ne disposent pas forcément. A commencer par
la maîtrise des nouvelles technologies (gestion de bases de
données, gestion éditoriale, développements web...).
La mission et la raison d'être des associations
généalogiques, n'ont cependant pas lieu de changer. Un
membre d'une association n'a pas vocation à être un « usager
» encore moins à devenir un client. Nous croyons qu'être
membre d'une association généalogique :
- c'est partager sa passion et le fruit de ses
recherches dans un esprit d'entraide,
- c'est contribuer à la réalisation d'un projet
collectif, soit en y participant, soit en le soutenant
(y compris financièrement), voire les deux à la fois !
- c'est s'impliquer selon ses disponibilités et ses
capacités dans la vie associative (dépouiller, rédiger
un article, tenir une permanence, exposer lors d'une
manifestation ou... administrer)
Quant à la question de l'adhésion au cercle, il s'agit là
d'une motivation personnelle qui doit dépasser l'évaluation
du bénéfice attendu. La SGBB ne se veut pas une "société de
services" gérant des "usagers" mais la fédération d'une
communauté de chercheurs qui s'entraident et développent des
moyens de faciliter leurs recherches.
L''adhésion au cercle, est donc une question de motivation
personnelle qui dépasse l'évaluation du bénéfice attendu. La
SGBB n'est pas une "société de services" mais la fédération
d'une communauté de chercheurs qui s'entraident et
développent des moyens de faciliter leurs recherches. Comme
l'association n'a ni la vocation, ni les moyens d'effectuer
des recherches à leur place, l'idée est venue de mettre à
disposition un outil de recherche via internet donnant accès
à l'intégralité du travail de relevés effectués par les
membres de l'association depuis 30 ans. Ce projet a
aujourd'hui un double visage :
1 - les relevés filiatifs
d'actes de mariage, consultables et imprimables
2 - la base de données en ligne, permettant une recherche
poussée à partir d 'un nom, d'un lieu, d'une profession en
interrogeant tous les champs de la fiche.
Le premier service est en libre accès et gratuit. C'est
un travail d'interêt général mis à disposition de tous par
l'association grâce internet. Pour pérénniser ce travail, un
partenariat a été noué avec les AD de l'Indre, qui par
ailleurs vont mettre en ligne les registres numérisés..
Le second baptisé « Génébasberry » est réservé aux adhérents
et offre plus de services pour aller plus loin dans la
recherche :
il offre l'intégralités de ce qui a été relevé sur les actes
en plus de la filiation (profession, âges, date de décès,
noms des témoins, liens de parenté...),
un moteur de recherche puissant et original permet de
rechercher un individu ou une mention (ex : profession) sur
tous les actes où ils apparaissent. (ex : un ancêtre a pu
être témoin ou parrain)
il permet aussi de gagner du temps et de préserver les
documents originaux auxquels on pourra cependant se référer
(grâce à la numérisation). Naturellement cela dépend de la
qualité du relevé (tous ne sont malheureusement pas
exhaustifs)
cette consultation est illimitée (pas de système de crédit
ou de points comme c'est fréquent)
Adhérer c'est donc en plus de devenir membre (voir plus haut), la
possibilité de bénéficier d'un service à valeur ajoutée.
Comme tout le monde n'a pas internet ou besoin de ce
service, nous proposons deux formules de cotisation avec et
sans internet. Quant au montant de la cotisation demandée,
c'est la ressource unique de l'association, pour lui
permettre d'exister en tant que structure, de fonctionner en
couvrant ses frais fixes et de se développer pour améliorer
notamment la qualité de ses publications. N'étant ni
subventionné, ni sponsorisé, la SGBB compte sur ses membres
tant pour leur contribution active que pour leur soutien
financier, et reste confiante dans l'avenir.
Avec internet, la SGBB s'ouvre en faisant coexister gratuit
et payant ce qui représente une chance plus qu'un paradoxe.
Il s'agit aujourd'hui d'attirer un nouveau public (les
jeunes et les actifs notamment) qui découvriront via le web
l'utilisation des ressources gratuites et dont certains
auront je l'espère envie d'aller plus loin et nous
rejoindrons. C'est un pari sur l'avenir.
Pour finir je tiens à rappeler nos projets pour 2008 :
- finaliser le relevé des mariages pour la période 1803-1902
- poursuivre le travail sur les notaires et les dispenses (à
inclure dans genebasberry)
- enrichir le contenu de la revue RACINES par des articles
sur l'histoire des familles de l'Indre et de conseils
pratiques
- démarrer la publication de généalogies sous forme de
dictionnaires par commune.
- encourager la communication des travaux personnels pour
une diffusion plus large.
Notre passé a de l'avenir !
Bien cordialement
Philippe PACAUD
Président de la Société Généalogique du Bas-Berry
www.basberry.org