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S a i s o n
2 0 0 9 - 2 0 1 0
Mercredi 27 janvier 2010,
Le Fram a reçu le
neuropsychologue Stéphane Adam (ULg) pour une conférence
intitulée "Alzheimer - Apprendre à vivre avec une mémoire déficiente".
La
maladie d’Alzheimer a longtemps été considérée comme une atteinte
touchant de manière diffuse et homogène l’ensemble des fonctions
cognitives (mémoire, attention, langage, etc.).
Cependant, les recherches récentes en neuropsychologie démontrent
qu'Alzheimer ne s'exprime pas nécessairement par une détérioration
globale affectant l'ensemble des fonctions cognitives ; certaines
dimensions peuvent être sélectivement préservées. Différents travaux ont
également révélé une importante hétérogénéité des déficits cognitifs
manifestés par ces patients; en d'autres termes, on peut considérer
qu'il n'y a pas un patient qui présente les mêmes difficultés qu'un
autre. Par ailleurs, plusieurs études ont mis en évidence différents
facteurs permettant d'optimiser la performance cognitive des patients
déments. Enfin, l’élaboration d’épreuves neuropsychologiques sensibles
ont conduit à des avancées importantes dans le domaine du diagnostic
précoce de la maladie.
Il semble actuellement possible d’envisager une intervention cognitive
précoce qui tienne compte à la fois de l’extrême complexité du
fonctionnement cognitif et du caractère hétérogène des déficits. Compte
tenu du caractère évolutif de la maladie d'Alzheimer, cette approche
cognitive vise essentiellement à optimiser les performances du patient à
chaque moment de son évolution, et ce en exploitant ses capacités
cognitives préservées ainsi que l'ensemble des facteurs susceptibles
d'améliorer sa performance.
L’objectif de la prise en charge n’est pas d’améliorer la performance du
patient dans les tests cognitifs mais bien d’augmenter son autonomie
dans la vie quotidienne et ainsi, d’accroître sa qualité de vie et celle
de sa famille.
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Mercredi 13 janvier 2010,
Karel Logist s'est entretenu
avec le poète Laurent Demoulin, récent Prix Marcel Thiry pour son
recueil Trop Tard.
Docteur en
Philosophie et Lettres de l'Université de Liège, Laurent Demoulin est
spécialiste du roman contemporain belge et français ainsi que de la
poésie du 20e siècle. Il est le conservateur du Fonds Simenon à l'ULg.
Laurent Demoulin est l'auteur de L'hypocrisie pédagogique (pamphlet,
Editions Talus d'Approche, 1999), Ulysse Lumumba (contes poétiques,
Editions Talus d'Approche, 2000). Revue de presse (critique littéraire,
Minuit, 2005). Il publie aussi en revue et aime également animer des
rencontres littéraires à Liège et ailleurs.
En poésie, «
Son premier recueil est paru aux éditions du Fram en 2001. Intitulé
Filiation, il dessinait déjà clairement ce que Demoulin veut
écrire : non une poésie intellectualisante, abstraite, détachée,
hermétique, gratuite, mais la présence d'un homme habité de pensées, de
sensations et de sentiments dans un monde tout entier fait de relations
humaines. Les titres des poèmes le disaient bien : « Filiation », « Les
deux frères », « L'autre », « Et la fille ? »...
Trop tard est un bref mais dense recueil, presque une plaquette,
richement illustrée de gravures de Colette Schenk et de Dacos, publié
aux Editions Tétras Lyre. Vingt poèmes de forme fixe y déroulent le
parcours d'un deuil réel, la perte d'un ami. »
(Gérald
Purnelle, ULg)

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Mercredi 9 décembre 2009,
notre invité, Jean-Marie
Klinkenberg s'est entretenu avec Carmelo Virone.

Jean-Marie
Klinkenberg est un linguiste et sémioticien belge né à Verviers en
1944, Professeur à l'université de Liège, Jean-Marie Klinkenberg y
enseigne les sciences du langage, et spécialement la sémiotique et la
rhétorique, mais aussi les cultures francophones. Il a développé une
partie importante de ses travaux rhétoriques et sémiotique au sein du
Groupe µ, équipe interdisciplinaire dont les travaux font autorité.
C'est dans ce cadre qu'il a contribué à une réorientation de la
sémiotique dans une direction cognitive et sociologique, perspective qui
préside aussi à ses travaux sur les cultures périphériques.Il a publié
plus de 500 travaux traduits en une quinzaine de langues, depuis
Rhétorique générale au sein du Groupe Mu (1970), jusqu’à La littérature
belge (2005). Il a contribué à orienter dans le premier ouvrage la
sémiotique dans une direction sociale et cognitive. Il a introduit dans
le second domaine une dimension sociale et institutionnelle qui a fait
date.
Jean-Marie Klinkenberg a été élu correspondant en 1996 de l’Académie des
Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et en est devenu
membre le 15 mai 2004. Il est aussi Président de l'Internationial
Association for Visual Semiotics, membre du bureau de l'Internatonial
Association for Semiotic Studies et président du Conseil de la langue
française et de la politique linguistique. Enfin, il est directeur de la
revue de linguistique Le français moderne.
Il
vient de faire paraître « Petites mythologies belges » (Impressions
nouvelles).
«La cuisine belge est mijotée, prolongée, poursuivie, reconduite. Elle a
fait de la répétition son rite. Prenez la frite, par exemple, parangon
du mets belge. Sa texture a son secret, sa croustillance a son mystère,
mystère jamais percé par ces étr angers qui, à Rio ou à Tombouctou,
s'épuisent à offrir à leur clientèle de simples verges flaccides et
graisseuses. Eh bien, le secret est simple ; il s'énonce en une règle
limpide : à la maison comme à la friterie, la friteuse frit toujours
deux fois. Comment s'étonner que la Belgique perdure et soit
continuellement reconduite, si sa cuisine obéit secrètement à un
principe de reprise ?»
Quoi de commun entre le club de football d'Anderlecht et la semaine du
bon langage ? Entre Quick et Flupke et le chocolat Côte d'Or ? Entre les
«navetteurs» et la monarchie ? Une même question : y a-t-il une culture
propre à la Belgique ? On en débat depuis près de deux siècles, et, sur
ce thème, croyants et iconoclastes se déchirent. Mais si la controverse
paraît inépuisable, c'est que la culture est pensée trop souvent comme
une essence. Le présent essai entend plutôt l'aborder comme un effet de
discours. Dans sa quête, l'auteur se donne les armes de l'anthropologie
et de la sémiotique, mais aussi et surtout celles d'une ironie à la fois
implacable et complice. Le ton de ce petit livre évoque irrésistiblement
celui des Mythologies de Roland Barthes.
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Mercredi 25 novembre 2009,
Jeannine Paque s'est
entretenue avec René Godenne suite à la parution de l'anthologie
"Nouvelles belges à l'usage de tous".
René Godenne
est né à Liège en 1937. Docteur en Lettres, il a enseigné dans sa ville
natale et à l'étranger. Sa bibliographie est abondante : livres,
articles de périodiques, introductions à des réimpressions de textes du
XVIIe siècle, notices, etc. “Missionnaire” de la nouvelle, il représente
et défend ce genre lors de nombreux débats, conférences, jurys et
émissions diverses.
Dans "Nouvelles
belges à l’usage de tous" (Ed. Luc Pire – Espace Nord), préfacé par
Vincent Engel, René Godenne souhaite montrer que les auteurs belges se
sont souvent distingués dans des genres littéraires dits “secondaires”,
tels que le roman fantastique, le roman policier et la nouvelle. Ce
recueil propose de réunir 25 nouvelles d'auteurs belges de premier plan,
d'hier ou d'aujourd'hui : Lemonnier, Eeckhoud, Rodenbach, Delattre,
Baillon, Plisnier, Simenon, de Ghelderode, Hellens, Owen, Ray,
Sternberg, Lambert, Mertens, Engel, Ancion, Polet...
Une lecture critique, proposée par le coordinateur de l'ouvrage, se
charge de mettre en lumière les spécificités de la nouvelle belge.
*********
Mercredi 18 novembre 2009,

Le Fram a reçu la romancière
américaine Hannah Tinti, dans le cadre des "Belles étrangères
2009". Marie Herbillon et Yasmine Badir assuraient la présentation
et la traduction de la rencontre.
Hannah Tinti
(au centre sur la
photo)
est née en 1973 dans le port de Salem, qui fut en 1629 la tête de pont
de la Grande Migration protestante de ce refuge en Nouvelle-Angleterre.
Sa mère est bibliothécaire et elle a grandi dans cette ville hantée
d’ombres et envahie d’antiquités, la Salem du 17e siècle qu’évoque
Hawthorne dans La Maison des sept pignons (1851). La Salem des procès en
sorcellerie (1692) qui a aujourd’hui son Musée, avec potences et
instruments de torture et où la jeune Hannah a travaillé l’été comme
guide. Élevée dans un milieu catholique, ses « deux grand-mères » l’ont
bercée des superstitions du Vieux Monde.
A New York, elle a suivi le programme doctoral d’Ecriture à NYU
(Washington Square), puis a travaillé dans diverses agences littéraires
ou revues, dont l’Atlantic Monthly, la Boston Review, Washington Square.
En 2002, elle est la co-fondatrice de la revue One Story, qui publie une
nouvelle par livraison, soit un numéro toutes les trois semaines, sorte
de Club de la Nouvelle du Mois, qui tient une soirée mensuelle à
l’Epicerie d’Arlene, un bar du Lower East Side.
Son recueil Animal Crackers [Bête à croquer], onze contes d’un
bestiaire drolatique et cruel, a été traduit en 16 langues. Son
premier
roman vient de paraître en français et s’intitule The Good Thief
[le Bon Larron], mais a failli s’appeler The Resurrectionist [Le
Ressusciteur] ; il débute dans un orphelinat de Salem au 19e siècle.
La rencontre s'est
prolongée par une table d'hôtes permettant au public de partager
d'autres moments avec notre invitée.
*********
Jeudi 29 octobre 2009,

Le Fram a reçu Pierre
Mertens à la librairie "Livre aux Trésors". L'entretien a été
mené par Danielle Bajomée (ULg).
Pierre Mertens
est l'un de nos écrivains les plus féconds et le véritable porte-drapeau
de la littérature francophone de Belgique. Il aime dire qu'il est né le jour où Hitler décrète
l'invasion de la Belgique. Ses parents s'enfuient et s'installent à
Bordeaux. L'enfant écrit de petites pièces, et lit des bandes-dessinées,
dont Tintin. La guerre d'Algérie éveille sa conscience politique. A la
même époque, il lit Kafka qui devient son auteur de prédilection. Plus
tard, il admirera Malcom Lowry et les films de Jean-Luc Godard. Son
premier roman paraît en 1970, puis, deux ans plus tard, sort 'La fête
des anciens'. Il est alors journaliste au grand quotidien belge Le Soir.
Mais son activité ne se limite pas au seul champ littéraire, et Pierre
Mertens accomplit plusieurs missions humanitaires. Il écrit sur les
manquements aux droits de l'homme dans les dictatures, le terrorisme et
la violence révolutionnaire.
Il a reçu un grand
nombre de prix littéraires dont le prix Médicis 1987 pour Les
Éblouissements.
Traduite en plusieurs langues, l'œuvre de Pierre Mertens est largement
reconnue au niveau international. Il est membre de l’Académie royale de
langue et littérature françaises de Belgique.
Viennent de
paraître Paysage avec la chute d’Icare (Seuil, 2009) et Le don
d’avoir été vivant
(Ecriture, 2009).
Pierre Mertens s'est vu décerner ce 12 octobre 2009 le prix annuel de la
Fondation Prince Pierre de Monaco pour "Les chutes centrales".
Dans ce livre, on s'interroge sur le sens, et la vanité, de toute
biographie. Il est question de rencontres, de collisions, de
retrouvailles et de diverses pertes. On prétend relater la chronique
d'une destinée ou d'un instant. Mais toujours quelque chose manque.
C'est en désignant ce manque que la vie, soudain, se remet en branle à
travers les mots. Ou du moins son mouvement, son mystère. Un mélomane
monomane se voit spolié de l'unique secret, l'énigme ténue qui a coloré
une existence par ailleurs "sans histoire". Un baroudeur ivre découvre
que les occasions d'éprouver tantôt des déceptions, tantôt des remords,
sont illimitées et que l'on ne réhabilite jamais tout à fait ceux qu'on
a laissés sombrer dans l'oubli. Au cours d'une foire du livre, à
Strasbourg, un biographe célèbre tente, en l'espace de quelques heures,
de refaire sa vie. Mais refaire sa vie se révèle aussi compliqué,
aléatoire, inespéré, que de reconstituer celle des autres.
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Mardi 13 octobre 2009,
Jean-Philippe Toussaint
était l'invité du Fram. Il s'est entretenu avec Laurent Demoulin.
Jean-Philippe
Toussaint est l'auteur de La Salle
de bain (1985), Monsieur (1986), L'Appareil-photo (1989), La Réticence
(1991), La Télévision (1997), Autoportait (à l'étranger) (2000), Faire
l'amour (2002), Fuir (2005) et La Mélancolie de
Zidane
(2006). Aujourd’hui, La vérité sur Marie vient de paraître. Tous ses
romans sont publiés aux Éditions de Minuit.
Ses livres sont traduits en plus de vingt langues: anglais, japonais,
allemand, italien, espagnol, néerlandais, suédois, danois, finnois,
norvégien, grec, turc, portugais, catalan, tchèque, hongrois, bosniaque,
roumain, américain, brésilien, coréen, russe et chinois.
Il a réalisé trois films pour le cinéma : Monsieur (1989), avec Dominic
Gould, Wojtek Pzoniak, La Sévillane (1992), avec Mireille Perrier,
Jean-Claude Adelin, Jean Yanne, et La Patinoire (1999), avec Tom
Novembre, Mireille Perrier, Dolorès Chaplin, Bruce Campbell,
Marie-France Pisier, Jean-Pierre Cassel. Ses films sont sortis dans de
nombreux pays. Pour la chaîne de télévision ZDF, il a réalisé, en
collaboration avec Torsten Fischer, Berlin 10 heures 46 (1994), avec
Herbert Knaup, Mireille Perrier.
Enfin, il a exposé ses photos à Bruxelles et au Japon (à Kyoto et au
Contemporary Art Space d'Osaka).
Laurent Demoulin
commente : "Dès 1985 et la parution de La Salle de bain, son premier
roman, Jean-Philippe Toussaint a su imposer, dans le monde des lettres
françaises, un ton particulier qui lui a valu les éloges de la critique
et l’adhésion des lecteurs. Il inventait alors une littérature
romanesque décomplexée, à la fois drôle et intellectuelle, finement
ouvragée quant à son écriture et d’un abord facile. Mais l’écrivain ne
s’en est pas tenu à la formule qui a fait son succès. Chacun de ses
romans donne lieu à de nouvelles expériences. Avec Faire l’amour (2002)
et Fuir (2005), Toussaint avait quelque peu tempéré son humour pour
laisser plus de place, d’une part, à la narration et aux sentiments et,
d’autre part, à une amplification poétique de ses phrases. La Vérité sur
Marie, dans lequel nous retrouvons les personnages des deux précédents
romans, opère un nouveau tournant : si l’humour réapparaît et si les
phrases sont toujours aussi somptueuses, la narration y acquiert un
nouveau statut, grâce à des jeux de construction inédits".

La rencontre
littéraire s'est poursuivie par la projection du court métrage "Fuir",
face à un public très nombreux !
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Vendredi 2 octobre 2009,
Le Fram a dévoilé le contenu
du numéro 20 de sa revue semestrielle de littérature à la librairie
"Entre-temps" à Liège.
Au sommaire de ce numéro, on
trouve des inédits de Alain Bertrand, Marie-Christine Brière,
Philippe Cloes, Coton, Michel Delville, Andrea
D’Urso, Jérôme Gault, Matthieu Gosztola, Maxime
Hanchir, Philippe Leuckx, Pierre Puttemans, Guillaume
Rodien, Diti Ronen et Liliane Wouters.
L'illustration de la couverture est signée Robert Varlez.
Michel Delville, Philippe
Cloes et Maxime Hanchir étaient présents pour lire leurs textes publiés.
Les membres de l'équipe du Fram ont prêté leur voix à quelques auteurs
absents.
Une brève bio-bibliographie de
chaque écrivain se trouve en rubrique "auteurs" sur notre site.

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S a i s o n
2 0 0 8 - 2 0 0 9
Vendredi 26 juin 2009,
Le
Fram a fêté l'été et les jeunes éditions Boumboumtralala. James
Specht, fondateur, s'est entretenu avec Marc Lejeune.
«
Les éditions boumboumtralala sont nées à Liège des cogitations subtiles
d’un être aussi discret qu’omniprésent, James Specht. » C’est ainsi
qu’un de ses amis, David Besschops, annonce la naissance de ce projet
éditorial.
Sans doute longtemps en gestation, « Boumboumtralala » attendra pour
voir paraître son premier volume, un hors-série, rendant hommage au
poète Jacques Izoard. C’est en 2007 que paraît Au tour de Jacques
Izoard, un ouvrage collectif soutenu et vivement encouragé par
Marcelle Imhauser. La collaboration débute !
Les bistrots sont souvent les endroits où des projets voient le jour.
C’est au Paris-Brest, face à l’Académie des Beaux-Arts, dans cette
ambiance de créations, que Marcelle Imhauser et James se réunissent avec une
troisième partenaire, Andrée Wéry en 2009. C’est là que naîtra officiellement
l’asbl Boumboumtralala qui a clairement des visées pluridimensionnelles.
« Boumboumtralala entend bien étoffer des champs aussi divers que la
poésie, la nouvelle, les petits carnets d’œuvres plastiques et la
pédagogie. » Il ne peut en être autrement quand on connaît un peu
James, instituteur, passionné d’art, de jazz, de photographie, toujours
à l’affût d’un lieu à découvrir ou d’un moment à partager. Il suffit
pour s’en convaincre de découvrir son journal (blog
ici).

A l’heure actuelle, en exceptant l’ouvrage hommage à Jacques Izoard, les
livres des Editions Boumboum-tralala se présentent comme des livrets
d’une vingtaine de pages pour un format quinze sur quinze. On trouvera
parmi ses auteurs des noms connus et des noms moins connus. En vrac, on
citera Lise Thiry, Antoine Wauters, Ben Arès, Timotéo Sergoï, Bouli
Lanners, Jean-Paul Laixhay, Brigitte Corbisier
ou encore, des inédits de Jacques Izoard dans un très beau «
Cœur glacé de sel ».
« Boumboumtralala », qui ose afficher ce nom que certains pourraient
qualifier de « pas trop sérieux » (mais, ceux-là oublient que nous
sommes à Liège !), se présente comme un projet en plein développement !
Durant la soirée,
un ensemble de lectures a été proposé dont celles de Ben Arès, David Besschops, Roland Counard, Colette Decuyper, Julien Dol, Raphaël Miccoli
et Andrée Wéry. Karel Logist a donné lecture de quelques poèmes de
Jacques Izoard. Tous ont publié chez BBTLL Ed.
Un repas convivial,
pris dans le jardin de l'Espace 49, a précédé la rencontre littéraire.
L'été s'installe !
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Mercredi 10 juin 2009,
Marc Pirlet s'est entretenu
avec Christian Libens.
Né en 1954 à
Verviers, Christian Libens dévore les livres, sans doute déjà à
l’école primaire de Nessonvaux, village où il vit actuellement. Après
des études à l'Institut supérieur d'enseignement pédagogique de la Ville
de Liège, il fréquente de nombreux établissements où il y enseigne le
français.
C’est au service d’un homme politique qu’il « découvre » l’écriture,
bien forcé alors de l’appeler « écriture de nègre ». Il faudra attendre
les années 1980 pour voir paraître ses premiers livres : scénario de BD,
roman, poésie. Un virus s’inscrit en lui…
Dans ces années là, Christian Libens se passionne. Passion pour
l’Afrique, pour la littérature belge, pour la forêt et la randonnée. Où
en est-il, aujourd’hui, dans son parcours vers St Jacques de Compostelle
?
En 1986, il rencontre Alexis Curvers et devient, peu après, son
secrétaire littéraire jusqu'à sa mort en 1992.
Il touche à tout pour le plaisir de tous (antiquariat, bibliophilie,
administrateur à l’AEB, auteur de « flâneries littéraires » liégeoises).
Il est aujourd’hui attaché au Service de la Promotion des Lettres belges
à la Communauté française où il se charge notamment de faire entrer les
écrivains en classe !
Il
vient de faire paraître deux nouveaux livres. Le premier « Amours
crues » (Grand Miroir) est un livre de création, un roman à
nouvelles, applaudi par la critique. Selon Jacques De Decker, ce livre «
plane haut, tout en restant au plus près des chairs » et « où chaque
page irradie d’une chaleur charnelle peu commune, où les mots demeurent
les meilleurs conducteurs de l’énergie de l’éros » …
Le second est un guide destiné à découvrir Liège. Publié chez Luc Pire,
« Guide amoureux de Liège » a été écrit en marchant de la
Place du Marché au Mont Saint-Martin en s’arrêtant peut-être, pour
prendre un café, chez son ami Bernard Gheur...
*********
Mercredi 27 mai 2009,

Michel Delville a donné une
conférence intitulée "Manger l’avant-garde. Goûter,c’est croire".
« De Platon, pour qui la
nourriture était une distraction de la pensée, à Kant, qui reléguait le
palais au bas de l’échelle des sens, l’esthétique occidentale a toujours
dévalué le sens du goût. » C’est ainsi que commence l’ouvrage de
Michel Delville « La nourriture, la poésie et l’esthétique de la
consommation : manger l’avant-garde » (en anglais, aux éditions
Routledge). Delville y analyse les raisons de ce discrédit et soutient
que l’avant-garde contemporaine, sous ses différentes formes, s’est
employée à affronter cette orthodoxie dominante, produisant un art
novateur et passionnant à bien des égards. Pour en savoir
davantage sur ce livre, vous pouvez consulter le site Reflexions de l'ULg
(ici).
Michel Delville a
obtenu sa licence en langues germaniques (anglais et allemand) à
l’Université de liège en 1989. Il a travaillé deux ans à l’Université de
l’Illinois, aux États-Unis, comme chargé d’enseignement et chercheur
invité, puis est retourné à Liège pour y achever son doctorat en 1996 :
Writing at the Boundaries: The Contemporary Prose Poem in English.
Michel Delville a débuté sa carrière professorale en 1998 en tant que
chargé de cours au
département de Langues et littératures germaniques de l’université de
Liège. En 2007, il est devenu Professeur ordinaire au sein du nouveau
département de Langues et littératures modernes de l’ULg. Ses principaux
domaines de recherche et d’enseignement sont les études
interdisciplinaires et comparatives, la poésie et la poétique
contemporaines, la littérature américaine, les artistes d’avant-garde
dans toutes les disciplines littéraires, picturales et musicales, la
science-fiction et le fantastique (dont les représentations de l’utopie
et de la contre-utopie) et les théories relatives aux genres
littéraires.
Eu égard à ses intérêts interdisciplinaires, il n’est pas surprenant que
Michel Delville soit aussi un musicien accompli de renom. Il joue et
compose de la musique depuis le milieu des années 80 et a collaboré avec
de nombreux musiciens de jazz, dont Elton Dean, Harry Beckett, Alex
Maguire et Annie Whitehead. Son groupe de jazz moderne le plus récent,
le Wrong Object, se produit régulièrement dans des centres
culturels et des salles de concerts depuis six ans.
*********
Jeudi 14 mai 2009,
Le Fram a reçu
Bruno Demoulin et Philippe Raxhon pour une conférence visant
à présenter
l’ouvrage « Liège et le Palais des Princes-Évêques », Fonds
Mercator (2008). Ce livre contient des contributions de Francis Balace,
Bruno Demoulin, Laurent Demoulin, Jean-Patrick Duchesne, Guido Fonteyn,
Isabelle Graulich, Pierre-Yves Kairis, Jean-Marie Klinkenberg,
Jean-Louis Kupper, Catherine Lanneau, Régine Mahaux, Bernadette Merenne,
Cécile Oger, Michel Pâques, et Philippe Raxhon.
«Le
palais du prince Liégeois… est plus accomply que n'est le Louvre… à
Paris» s'émerveille Philippe de Hurges en 1615. Victor Hugo
s'exclame deux siècles plus tard : «Je n'ai vu nulle part un ensemble
architectural plus étrange… et plus superbe.» Le plus beau monument
civil de Wallonie représente, depuis plus de mille ans, le symbole de
l'identité liégeoise. Édifié sous Notger, le fondateur de la Principauté
de Liège, à la fin du premier millénaire, il fut reconstruit au seizième
siècle par Érard de la Marck lors de la Renaissance du pays de Liège.
Centre du pouvoir, qu'il soit politique, juridique ou religieux, le
palais a abrité la cour du prince et le siège des institutions; il a
brui des cris des «citains» animant les galeries.
Après
la Révolution liégeoise de 1789, le palais connaîtra une éclipse mais
renaîtra au dix-neuvième siècle quand Liège deviendra la capitale
économique de la deuxième puissance industrielle mondiale. Il abritera
alors, dans l'aile néo-gothique de Charles Delsaux, le Gouvernement
provincial. La Justice continuera, elle, à s'exercer sous es plafonds du
dix-huitième siècle de Georges-Louis de Berghes et de Jean-Théodore de
Bavière. La délicatesse de la décoration de ces lieux est digne des plus
beaux palais européens.
Espace marqué par de multiples courants culturels, le palais incarne
l'avenir de la région liégeoise. Les auteurs, spécialistes reconnus,
géographes, juristes, hommes de lettres du nord et du sud du pays
montrent, à la suite des historiens et historiens de l'art, les signes
encourageants d'un nouveau départ. C'est bien un message de fierté que
le palais donne à nos contemporains. Le reportage photographique de
Régine Mahaux, mêlant sensibilité et fantastique, en témoigne par la
vision de l'artiste.
L'ouvrage apporte un regard neuf et décapant sur ce monument
emblématique.
*********
Vendredi 8 mai 2009,
Le Fram a reçu Jacques
Darras. Il s'est entretenu avec Rony Demaeseneer.
Né en
décembre 1939 à Bernay-en-Ponthieu, près de la Manche, Jacques Darras
a reçu une formation en littérature classique, philosophie et
littérature anglaise (Ecole Normale Supérieure et Sorbonne). Il exerce
depuis 1969 des fonctions d’enseignant à l’Université de Picardie, tout
en se consacrant à la poésie et à la traduction de la poésie.
Il a fondé la revue « in’hui » à Amiens, en 1978 qui a notamment publié
les poètes français Jacques Roubaud et Michel Deguy mais aussi la poésie
américaine moderne et contemporaine (Ezra Pound, William Carlos
Williams, Charles Olson), ainsi que des anthologies des poésies
britannique, allemande, espagnole et russe. La revue compte aujourd’hui
63 numéros.
Jacques Darras a commencé de publier un long poème en plusieurs chants «
La Maye » dont les sept premiers sont parus, dont les plus récents sont
« Moi j’aime la Belgique ! » (Gallimard/L’Arbalète, Paris 2001) et «
Andrea Doria à Gênes avec un chat » (Lanore, Paris 2003).
Il a traduit plusieurs poètes et écrivains de langue anglaise dont Walt
Whitman, Ezra Pound, Malcolm Lowry ainsi que Basil Bunting pour n’en
citer que quelques uns, et ses propres textes ont paru en plusieurs
langues dont l’anglais, l’italien, l’espagnol, le russe, le néerlandais,
le tchéque, l’arabe. Il fait partie notamment partie de l’Anthologie de
la poésie française du XVIII è au XX è siècle (Michel Collot, La Pléïade,
Gallimard, 2000).
Jacques Darras a également écrit plusieurs essais et a préfacé et édité
les Nouvelles Complètes de Joseph Conrad chez Gallimard (2003).
Il co-dirige le mensuel de poésie "Aujourd’hui Poème" qu’il a fondé à
Paris en 1999 avec André Parinaud.
Il
vient de faire paraître "La Maye réfléchit" au Cri.
*********
Mercredi 29 avril 2009,
Antonio Moyano s'est entretenu
avec William Cliff. La rencontre a essentiellement porté sur l'oeuvre
poétique de l'écrivain.
William
Cliff, né à Gembloux en 1940, quatrième d'une fratrie de neuf
enfants, a fait des études de lettres et de philosophie. C'est de cette
époque que date sa passion pour le poète catalan Gabriel Ferrater, qu'il
rencontrera, traduira en français, et qu'il reconnaîtra comme son
influence majeure.
Si comme le disait Raymond Queneau « Parler, c’est marcher devant soi
», faire de la poésie c’est, pour certains, de façon similaire marcher
devant soi aussi. William Cliff nous invite à ce parcours de poésie :
parcours à travers son histoire, ses émotions, ses découvertes, ses
voyages et rencontres.
Il fut remarqué par Raymond Queneau, touche-à-tout de génie et poète
également dont les œuvres sont rentrées dans la grande collection de «
La Pléïade ». Grâce à ce dernier il devint rapidement un poète reconnu
et édité par Gallimard.
William Cliff prend ses distances vis-à-vis des formes et procédés
poétiques utilisés couramment en poésie : métaphores, comparaisons,
oppositions de mots etc. En fait, il utilise peu ces procédés
traditionnels, se basant sur un rythme plus long, sur les mots eux-mêmes
et leur simplicité et plus sur les
situations psychologiques ou les images suggérées par tel ou tel
événement. Ces poèmes ressemblent à une photographie d’un moment de vie,
sans fioritures mais livrée de façon honnête et sans concession, d’où un
côté un peu râpeux, un peu sordide, voire cruel, au niveau des
situations ou des états d’âme décrits.
Dans ses poèmes, William Cliff part de lui et ne laisse rien dans
l’ombre, notamment son homosexualité. Réutilisant des formes littéraires
éprouvées comme le sonnet ou le dizain, ou d’autres structures rappelant
les
ballades
du temps jadis, il marche dans les traces de ces poètes de la fin du
Moyen Age, si riches et pourtant si oubliés dans notre panthéon
littéraire d’aujourd’hui. Comme eux, il se questionne sur le
sens
de la vie, à travers ses voyages et rencontres, et sur ce temps qui
pousse inexorablement vers l’oubli la poussière des jours et l’ombre à
peine dessinée de nos silhouettes.
Le Grand Prix de Poésie de l'Académie Française lui a été décerné en
2007 pour l'ensemble de son œuvre poétique.
Face à un public
plein d'enthousiasme, la soirée s'est poursuivie agréablement par des
échanges informels avec de jeunes poètes présents pour l'occasion.
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Mercredi 8 avril 2009,
après avoir accueilli Yves
Namur ayant sous presse l'édition d'une anthologie de la jeune poésie
belge aux éditions du Taillis Pré, Le Fram a présenté quelques
jeunes poètes belges francophones à l'occasion d'une soirée de
performances / lectures, avec ou sans accompagnement musical.
On y a
croisé (de gauche à droite et de bas en haut)
Olivier Coyette, Philippe Cloes, Alexis Alvarez, Raphaël Miccoli,
Nathalie Delvaux (représentant Michaël Lambert), Maxime Coton
et Antoine Wauters.

Alexis Alvarez est né à Namur en 1980. Actuellement, il enseigne le
français et l’espagnol à Liège. Sa poésie s’exprime tantôt dans des
poèmes de type aphoristique (Exercices de chute), tantôt dans des textes
en prose (Episodes délirants). Il a publié quelques textes dans des
revues en France (Pyro, La page blanche) et en Belgique (Le Fram,
Barillet), et quelques autres en espagnol dans des revues en ligne (Deriva,
Cuerma). Il lui arrive régulièrement de lire Henri Michaux, Paul Nougé,
Nicanor Parra et Juan Gelman.
Auteur et plasticien, Philippe Cloes (1978) exprime son travail
d'écriture dans des performances, lectures, projets musicaux,
installations. Publication en revues et éditions collectives (Matière à
poésie, La bafouille incontinente, Sous l'écorce, Tetras Lyre, 2007).
En 2008, premier recueil : Quand il ne restera que nos jambes
(Tétras Lyre). En 2009, une rencontre collective avec les mondes
souterrains chez le même éditeur. Il était accompagné par Marie
Jockin (violon) et Mickael Gillon (guitare).
Maxime Coton est né en 1986. Ingénieur du son. Musicien.
Réalisateur (radio et cinéma). Il a publié en revue. Son recueil "La
Biographie de Morgane Eldä" a été publié aux Éditions Tétras Lyre en
2004. Il était accompagné par Yan Busang (chanteuse).
Olivier Coyette est né à Bruxelles en 1975. Il a publié un
premier recueil Chiizuo Ku Dasai aux Éditions Caractères en 1998.
D'autres poèmes ont paru en revues et dans des anthologies. Il est aussi
auteur dramatique, chanteur et comédien, et a également publié des
pièces de théâtre aux éditions Lansman.
Michaël Lambert, né en 1975, écrit du théâtre, des nouvelles, de
la poésie, obsédé par l'idée que pour qu'un autre monde soit possible,
il faudra faire preuve d'imagination. Il anime des ateliers d'écriture
et développe des projets de théâtre jeune public pour l'asbl
ImaginAction. Depuis quelques années, il s'est installé à Liège où il
prend plaisir à vivre et regarder ses enfants grandir. La revue Le Fram
a publié quelques uns de ses textes. Il était représenté par Nathalie
Delvaux, comédienne.
Raphaël Miccoli est né un jour à l’improviste, sans prévenir les
personnes de son entourage. C’était un premier avril, il y a de cela
vingt-quatre ans. Son travail actuel est la recherche de son premier
cri, le souvenir de son premier souffle sous l’influence d’Antonin
Artaud, Bernard Noël, Pier Paolo Pasolini ... Il a été publié dans les
revues Le Fram et Matière à Poésie. Il a reçu le prix Georges Lockem en
2008 pour ses poèmes en prose "Coeur à corps". En 2009, les
éditions Boumboumtralala ont publié "Voir".
Antoine Wauters, né en janvier 1981, vit à Liège, sa ville
natale.
Il a écrit trois livres : Os (au Tétras-lyre), La bouche en
quatre (au Coudrier) et Debout sur la langue (chez
Maelström). Coéditeur de la revue littéraire langue vive, il a obtenu en
2008 le Prix Emile Polak de l’Académie et le Prix Pyramides. Vient de paraître
: Un homme ulcéré aux Editions boumboumtralala.
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Jeudi 26 mars 2009,
Gérald Purnelle a reçu Yves
Namur à l'occasion des 25 ans des éditions du Taillis Pré.
Né en
1952, Yves Namur est médecin, poète et essayiste. En 1970,
inscrit à la Faculté de Médecine de Louvain, il suit en même temps les
cours de la Faculté de Philosophie et Lettres où il rencontre d’autres
(futurs) écrivains, comme François Emmanuel, futur confrère et
académicien, qui devient un ami. Il publie son premier recueil,
Soleil à l’échafaud, aux éditions de La Dryade alors qu’il a 19 ans.
De nombreux Prix littéraires ont salué son œuvre : Prix Casterman, Prix
des Jeunes Poètes, Prix Georges Lockem de l'Académie Royale de Langue et
de Littérature françaises et d’autres encore. On mentionnera tout
particulièrement qu’il a été le lauréat 2008 du Grand Prix International
de Poésie Guillevic-Ville de Saint-Malo pour l'ensemble de son oeuvre.
Sa bibliographie est importante, avec une bonne trentaine de recueils
poétiques, quelques livres d’artiste ou de bibliophilie, mais aussi de
la prose (essais, nouvelles). On lui doit aussi des anthologies.
Il est membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature
Françaises de Belgique, et membre correspondant de l’Académie européenne
de poésie.

Les éditions Le
Taillis-Pré, dirigées depuis 25 ans par Yves Namur, accueillent de
la poésie contemporaine, exigeante, venue du monde entier. Elles
comptent de très nombreux ouvrages de poètes étrangers comme Juarroz,
Judice ou Eliras, francophones ou non. On y croise les meilleurs poètes
de Belgique, tels Izoard, Biefnot, Verhesen, Jones, Lambiotte, Mathy,
Ayguespare ...
De toutes les collections présentes au catalogue du Taillis Pré, la
collection patrimoniale « Ha », créée en 2001, avec Gérald Purnelle et
Karel Logist, est probablement celle qui tient le plus à cœur à son
éditeur, Yves Namur. Quoi de plus excitant d’ailleurs que ce plaisir des
redécouvertes, et ce sentiment de combler enfin l’oubli et l’injustice
dans lesquels certaines œuvres étaient cantonnées. On y retrouve
Françoise Delcarte, Ernest Delève, Georges Linze, et tout récemment Jean
Dypréau et Pierre della Faille pour n’en citer que quelques-uns.
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Samedi 21 mars 2009,

A l'initiative du Cabinet de
la Culture de la Ville de Liège, en présence de Marlène Britta
représentant l'échevin Jean-Pierre Hupkens, Le Fram a reçu des
romanciers et poètes bosniaques. Nijaz Hajdarovic a
présenté les auteurs Safet Sijaric, et Faiz
Softic.
Nijaz Hajdarovic
(au centre)
est né
en 1969 au Monténégro. Après des études de philosophie à Sarajevo, la
guerre l’oblige à quitter le pays pour la Belgique. Son livre de poèmes
Moje voljeno blato vient de paraître.
Safet Sijaric
(à droite)
est né en
1952 à Godijevo et vit à Sarajevo. Auteur de plusieurs ouvrages, il
obtient en 1998 le prix du livre de l’année ainsi qu’à deux reprises le
prix de la rencontre "Zija Dizdarevic".
Faiz Softic
(à gauche), poète
et romancier, est né en 1958 au Monténégro et vit au Luxembourg. Il est
l’auteur de Il est effrayant le mur sans ombre (Sarajevo, 1996),
Sous le mont Kun (Prix du meilleur roman bosniaque, 2002), La
peur de la maison natale (Sarajevo, 2006). Sous le mont Kun
vient de paraître dans sa traduction en langue française (2009).

La rencontre s'est
principalement déroulée face à un public appartenant à la communauté
bosniaque belge mais aussi luxembourgeoise.
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Jeudi 19 mars 2009,
Jean-Marie
Piemme s'est entretenu avec Nancy Delhalle (ULg).
Né en 1944,
Jean-Marie Piemme est dramaturge. Il a écrit sa première pièce,
Neige en décembre, en 1986. Suivront une trentaine de textes joués
en Belgique et à l'étranger et récoltant de nombreux prix, faisant de
lui l'un des auteurs francophones les plus brillants de sa génération.
Ses créations sont principalement publiées aux éditions Actes
Sud-Papiers et aux éditions Lansman.
Actuellement, il enseigne l'histoire des textes dramatiques à l'Institut
national supérieur des arts du spectacle (Insas).
Il vient de faire paraître chez Aden un roman autobiographique,
Spoutnik, qui relate son enfance dans les vapeurs rouges et
laborieuses de Liège.

"La
description des états ne m’intéresse pas. Les états arrêtent les choses,
ils définissent des essences, des valeurs d’éternité là où la vie
tourbillonne. Je suis dans le mouvement de ce que je regarde, moi-même
un moment de ce qui passe, moi-même en mouvement." (J-M. P.)
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Vendredi 13 mars 2009,
Pierre Puttemans était
l'invité du Fram. Avec Jean Englebert, il s'est entretenu de son
apport à l'architecture, alors qu'avec Karel Logist, il a dialogué au
sujet de sa production poétique.
Pierre Puttemans est né à Uccle en 1933. Il entreprend des études
d'architecture (1956) et d'urbanisme (1959) à La Cambre.
Membre du bureau URBAT (avec Jacques Aron et Frédéric De Becker) de 1958
à 1998, il a joué un grand rôle dans le domaine de l’architecture en
Belgique. Vice-Président de la Chambre des Urbanistes-Conseils de
Belgique, il a aussi été membre de la Société Centrale d'Architecture de
Belgique, de la Société Belge des Urbanistes et Architectes Modernistes,
de la Commission Royale des Monuments & Sites, Région
Bruxelles-Capitale, et de bien d’autres encore.
Pierre Puttemans a été enseignant à La Cambre et à l’Institut Supérieur
d’Urbanisme et de Rénovation Urbaine.
Avec le groupe URBAT, il a réalisé, notamment, la Maison de la Culture
de Nivelles, l'Université du travail de Charleroi, l'Ecole de danse et
les ateliers de répétition du TRM à Bruxelles, la bibliothèque et le
centre culturel des Riches Claires, les extensions et les nouveaux
aménagements du TRM …
Sa bibliographie est riche en ouvrages consacrés à la critique d’art et
d’architecture.
Il a reçu les Règles d'Or de l'Urbanisme en 1991.
A côté de son travail d’architecte, Pierre Puttemans est également
poète. Il a fait partie du groupe des « 7 types en or » à Bruxelles,
entre Cobra et Belgique sauvage.
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Jeudi 26 février 2009,
Henri
Deleersnijder a donné une conférence intitulée Populisme -
Vieilles pratiques, nouveaux visages.
Professeur
d'histoire, diplômé en Arts et Sciences de la Communication de
l'Université de Liège, collaborateur auprès de plusieurs journaux, Henri
Deleersnijder s'implique en particulier dans des recherches à
l'intersection de l'histoire et des médias.
Voilà près de vingt
ans maintenant que la plupart des pays du Vieux Continent ont vu
ressurgir en leur sein des discours politiques remettant en cause la
représentativité démocratique, diabolisant l'immigration et rejetant,
sur des bases nationalistes, toute construction européenne. Les leaders
souvent charismatiques qui les diffusent dans l'espace public prétendent
sentir ce que le «peuple» - mythifié pour l'occasion - souhaite
d'instinct. S'agit-il d'un nouveau visage de l'extrême droite ou d'une
simple instrumentalisation du désarroi de populations précarisées ?
Questions, parmi d'autres, que doit se poser notre société face à ces
populismes aux recettes outrageusement simplificatrices et toujours
démagogiques.
Le phénomène n'est certes pas neuf. De Boulanger à Le Pen, en passant
notamment par Degrelle, Peròn et Poujade, et jusqu'aux télépopulistes
actuels, l'Histoire n'a jamais été avare de ce genre d'aventuriers ou
apprentis-chefs. Raison pour laquelle l'auteur s'emploie d'abord à
mettre ces poussées de fièvre en perspective. Il esquisse ensuite, pour
aujourd'hui, un état des lieux de la question, non sans montrer qu'une
certaine gauche de la gauche entend depuis peu se réapproprier le
concept polysémique de «populisme» pour lui instiller la dimension
progressiste de ses origines. Conscient de ce que le vernis d'humanité
est plus mince qu'il n'y paraît en général, il appelle enfin tous les
démocrates à un nécessaire devoir de vigilance citoyenne.
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Vendredi 13 février 2009,
Valérie Nimal nous a
conviés à une pré Saint-Valentin à l'occasion de la parution de son
nouveau livre, Les minutes célibataires, aux éditions Luce
Wilquin. L'entretien littéraire était mené par Véronique Janzyk.
Née
en 1970, Valérie Nimal est spécialisée dans l’art moderne et
contemporain. Elle a travaillé comme chercheuse dans ce domaine pour
ensuite se tourner vers l’édition. Plus tard, elle s’installe et
travaille à Copenhague et en Irlande. Elle est maintenant active dans
les milieux des blogs sur internet.
Son premier roman, La Robe de mariée, a été publié, en 2004, aux
Ed.
Le Fram.
Les minutes célibataires se présentent sous la forme d'un
recueil de nouvelles initialement écrites pour la radio. Coup de
foudre, préliminaires, étreintes, crépuscule… autant de rendez-vous
saisis dans leur essence, à la manière subtile des maîtres de l'estampe
japonaise. Au menu de ces trente-neuf instantanés:
sensualité,
espièglerie, narration minimale, concentré d'émotions. Ces histoires
flirtent avec le fugace et mettent en scène la fascination du désir.
Une
table d'hôtes a agrémenté la soirée où auteure et public ont eu
l'occasion de se rencontrer dans une ambiance détendue et amicale.
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Vendredi 30 janvier 2009,
Le Fram a reçu Lise Thiry
pour une conférence intitulée "Méprises et flair d'une virologue"
où sa formation à l'hôpital de Bavière pendant la seconde guerre
mondiale et ses recherches à l'Institut Pasteur ont été évoquées.
Née
en 1921 à Liège, Lise Thiry est la fille du sénateur
"Rassemblement wallon", écrivain et poète Marcel Thiry.
Elle effectue des études de médecine pendant la Seconde Guerre mondiale
à une époque ou face au manque de médecins et d’infirmières, les
étudiants sont directement mis à contribution. À la fin de ses études en
1946 elle est l’une des trois femmes diplômées sur un total de 140
étudiants.
A l’Institut Pasteur de Bruxelles, elle se spécialise en virologie et
microbiologie. En 1952, elle y créera le service de virologie. Elle sera
ensuite nommée professeure à l'Université Libre de Bruxelles.
Après avoir travaillé sur le virus de la rage, la poliomyélite et sur
l'herpès génital, elle met au point un système de dépistage du virus du
sida. Elle est également présidente du Conseil scientifique de
prévention du sida.
Femme
politique progressiste, elle est engagée dans de nombreuses causes comme
le féminisme, la défense de la médecine sociale, le soutien aux victimes
du sida et l’appui des demandeurs d’asile. Elle a été notamment la
"marraine" de Sémira Adamu, cette jeune Nigérienne étouffée par les
gendarmes belges chargés de son expulsion en 1998 et dont le décès qui a
suscité une vive indignation en Belgique a provoqué la démission du
ministre de l’intérieur de l’époque.
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Vendredi 19 décembre 2008,
Le
Fram a rendu hommage à Jacques Izoard, disparu le 19 juillet
dernier.
C'est dans ce contexte particulier que Le
Fram a dévoilé le contenu du numéro 19 de sa Revue semestrielle de
Littérature. Au sommaire, on trouve des inédits de
Christophe Abbès, Jacques Izoard, Timotéo Sergoï,
Perle Adler, Marie-Ange Serrato-Rioboo, Fabrizio Bajec,
Cristian Teodorescu,
Michaël Lambert, Gabriela Toma, Dominique Massaut,
Françoise Wuilmart (voir
rubrique "auteurs"
pour une brève bio-bibliographie).
Les auteurs présents ont donné lecture de leur texte.
En seconde partie de soirée,
le public a pu réentendre la voix du poète disparu grâce à quelques
archives sonores. En outre, Jean-Claude Piérot a mis en
voix les poèmes inédits de Jacques Izoard publiés dans ce numéro de la
Revue, et Françoise Wuilmart a évoqué les séjours du poète à
Seneffe.

L’étau se resserre,
le cou devient barre de fer
et tu ne peux que pleurer.
Y a-t-il encore la chair
dans ce bloc pétrifié ?
Mais ne hurle ni ne crie.
Tu ris deux fois. Tu te tais.
Tu te lèves. Tu pars.
Corps et âme.
Mais je ne sais quel bleu
vient d’envahir tout l’espace.
Tu reviens sans être là.
D'autres
témoignages ont été offerts par un public qui comptait plusieurs amis de
Jacques Izoard. Nous aimons souligner la présence de son amie de
toujours, Maria Beuken, qui nous avait cédé, le temps d'un soir,
plusieurs photographies de Jacques exposées à l'occasion de cette
rencontre. Le tout dans une ambiance extrêmement chaleureuse et
vivante !

photo de
Jacques Izoard : (c) Nathalie Gassel
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Vendredi 5 décembre 2008,
la
romancière Corinne Hoex s'est entretenue avec Carmelo Virone.
Corinne Hoex
vit à Bruxelles. Licenciée en Histoire de l’Art et Archéologie, elle a
travaillé en tant qu’enseignante, chargée de recherches et
documentaliste. De cette période, on retiendra quelques publications
scientifiques des années septante, principalement consacrées aux arts et
traditions populaires.
C’est à partir des années 2000 que Corinne Hoex se consacre à
l’écriture de fictions.
Son premier roman, Le grand menu (2001), a été très vivement
remarqué par la critique. Il a reçu le Prix Littéraire 2001 des Amis des
Bibliothèques de la Ville de Bruxelles et le Prix Littéraire Soroptimist
2002 de la Romancière Francophone (Grenoble). Toutefois, on retiendra
également que ce premier roman a été finaliste pour quatre autres prix !
Après son recueil de poèmes, Cendres (2002), elle vient de
publier son second roman, Ma robe n’est pas froissée (2008) qui a
remporté le Prix Indications du Jeune Critique et le Prix Emma Martin.
Un deuxième roman qui connaît également un vif succès auprès de la
presse générale et spécialisée. Corinne Hoex a été finaliste pour le
Prix Marcel Thiry ainsi que pour le Prix Rossel 2008.
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Mercredi 26 novembre 2008,
le
chercheur Frank Larøi
a donné une conférence intitulée Tout ce que vous avez toujours voulu
savoir sur les hallucinations sans jamais oser le demander ...
L’étude des
hallucinations a suscité un intérêt croissant au cours des dernières
années. Afin d’avoir une compréhension plus complète des hallucinations,
les chercheurs ont étudié ce phénomène non seulement chez des patients
psychotiques (par ex. : schizophrènes) mais également dans d’autres
populations cliniques (par ex. : patients manifestant des troubles
neurologiques) et chez les personnes saines qui ont une forte propension
aux hallucinations. Une autre tendance se dessine depuis quelques années
: approcher le phénomène des hallucinations dans une optique
pluridisciplinaire qui intègre des approches psychologiques, médicales,
socioculturelles, historiques et biologiques. Durant la conférence,
Frank Larøi
a décrit
tout d’abord la phénoménologie des hallucinations et il a montré
l’intérêt d’adopter une approche pluridisciplinaire. Il a présenté
ensuite des recherches qui ont exploré le rôle des mécanismes cognitifs
(comme le contrôle de la réalité), motivationnels (croyances
métacognitives) et affectifs (régulation émotionnelle) dans l’apparition
et le maintien des hallucinations chez les personnes saines ayant une
forte propension aux hallucinations.
Frank Larøi travaille au sein de l’unité de Psychopathologie
Cognitive à l’Université de Liège . Il a obtenu sa licence à
l’Université de Bath en Angleterre et son diplôme en psychologie
clinique à l’Université d’Oslo en Norvège. C’est à l’Université de
Liège, à la faculté de Psychologie et de Sciences de l’Education qu’il
obtient son doctorat. Mis à part ses recherches sur les hallucinations,
il se consacre à la schizophrénie, à l’étude des idées délirantes, à la
remédiation cognitive et aux processus émotionnels dans la
psychopathologie. Frank Larøi tient à vulgariser ses
observations et découvertes vers le grand public. Il développe
actuellement un
site d’information sur les hallucinations soutenu par la Fondation Roi
Baudouin. Il projette l’édition d’un DVD sur le traitement des
hallucinations au cinéma, explorant l’hypothèse que les films de fiction
pourraient avoir une action en psychopathologie.
Martial Van Der Linden, professeur à l'Université de Genève, compare
volontiers Frank Larøi à Fridtjof Nansen, navigateur sur Le Fram,
et dire de lui qu'il partage des caractéristiques avec l'explorateur
: un scientifique ouvert aux autres et au monde.
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Vendredi 14 novembre 2008,

Patrick Delperdange a
été l'invité du Fram. La rencontre a été animée par Daniel
Arnaut. L'activité prenait place dans le cadre de la Fureur de
Lire 2008.
Né en
1960 et vivant à Bruxelles, Patrick Delperdange publie du théâtre, des
romans, dont plusieurs s'adressent à la jeunesse (entre autres des
romans policiers), des scénarios pour la télévision et pour la bande
dessinée. A propos de Comme une bombe, Daniel Fano écrivait « Dérision,
parodie, bouffonnerie, les clichés du polar rejoués avec une frénésie
jubilatoire ».
Scénariste de la série de bande dessinée S.T.A.R., Delperdange a traduit
également plus d'une dizaine d'auteurs anglais et américains.
Le prix Simenon lui a été attribué pour son roman Monk dans lequel il
fait ses premières armes en série noire, s’imposant nettement par la
force de sa narration. Il a reçu pour Nuit d’amour le prix du jeune
théâtre.
Le Prix Rossel (et le Prix Rossel des jeunes) lui ont été décernés en
2005 pour Chants des gorges.
Variation en sept
chants sur le thème de l'enfant sauvage, le roman de Patrick Delperdange
suit l'étrange dérive d'un être des limites. Un jeune garçon en cavale,
soupçonné d'avoir tué le curé de son village, rêve d'avoir la force de
débarrasser sa mère de l'homme brutal qui partage sa vie. Obsédé par les
"saletés" que
font les animaux et les êtres humains entre eux, il est capable de
violences sans nom mais reste auréolé d'un halo mystérieux de pureté.
Sur tous ceux qu'il rencontre dans sa fuite - le contremaître du
chantier où il travaille un temps, la compagne d'un petit malfrat ou le
chef d'une famille gitane qui le prend sous son aile -, ce personnage
ambivalent exerce une étrange fascination. Il libère en eux des émotions
enfouies et des pulsions inavouées. Chacun des sept chants présente une
facette du personnage sans que le mystère de son identité soit révélé,
laissant le lecteur seul avec les images bouleversantes et fortes
qu'éveille ce récit admirablement maîtrisé.
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Mercredi 12 novembre 2008,
Le Fram a accueilli les Belles
Etrangères qui fêtent cette année leur 20ème anniversaire. Pour
l'occasion, 20 écrivains de 10 pays différents parcourent la France.
Deux escales belges, une à Bruxelles et l'autre à Liège, complètent leur
visite.
Marie
Herbillon et Yasmine Badir, de l'Université de Liège, ont fait connaître
au public du Fram les écrivains canadiens Neil Bissoondath et
Zoe Whittall. La rencontre s'est déroulée en anglais et en
français ; plusieurs lectures ont agrémenté la soirée.
Neil Bissoondath
est né en 1955 d’une troisième génération d’immigrants indiens à
Trinidad aux Caraïbes. Il part à dix-huit ans poursuivre ses études au
Canada où il s’installe, d’abord à Toronto puis à Montréal et depuis
2006, à Québec. Depuis 1999, il
enseigne la
création littéraire à l’université de Laval.
Romancier et nouvelliste, il est également l’auteur d’un essai qui a
fait grand bruit en 1995 : Le marché aux illusions, la méprise du
multiculturalisme. On lui a alors reproché son refus des
appartenances et autres revendications ethniques à quoi il répond qu’un
citoyen d’aujourd’hui n’a d’autre patrie que celle qu’il s’est choisie.
Affirmation qui est le fruit d’un long questionnement repris par presque
tous les héros de ses romans.
Zoe Whittall est née en 1976 à South Duram au Québec. Elle
devient rapidement une figure très remarquée de la scène culturelle
alternative montréalaise. A dix neuf ans, elle publie son premier poème
dans la revue Index, donne de nombreuses performances et
publie en 2001 son premier recueil, The ten best minutes of your life.
Elle dirige ensuite une anthologie de nouvelles Geeks, Misfits and
outlaws la même année. Elle vit actuellement à Toronto où elle a
publié un deuxième recueil - The Emily Valentine Poems et un
premier roman - Bottle Rocket Hearts qui décrit la vie de la
communauté homosexuelle de Montréal dans les années 1990 en plein
référendum sur la souveraineté du Québec et qui lui a valu d’être
considérée par la critique comme la digne héritière de Mordecai Richler.
Marie Christine
Clary du CNL, ainsi que Jean-Luc Outers et Thibault Carion du Service de
la Promotion des Lettres de la Communauté française de Belgique
accompagnaient les auteurs. Les compagnes des auteurs, Anne
Marcoux et Marcilyn Cianfarani étaient également présentes.
La soirée s'est
prolongée par une table d'hôte célébrant l'anniversaire des Belles
Etrangères. Convivialité et sympathie étaient au rendez-vous.
La formule a séduit tant le public que nos invités.
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Jeudi 23 octobre 2008,
dans le cadre de Masarat
Palestine, les poètes palestiniens de la jeune génération Walid
Alsheikh, Najwan
Darwich, Zouheir Abou Chayeb, Basihr Shalash et
Ghassan Zaqtan étaient présents à Liège pour présenter le recueil
bilingue Le poème palestinien contemporain (éditions Le
Taillis-Pré) en lisant leurs contributions. Antoine Jockey,
traducteur, et Eric Brogniet ont assuré les lectures de
traductions devant un public séduit.

Ce
qui caractérise aujourd’hui la jeune poésie palestinienne, c’est une
manière de dire la réalité à partir d’une expérience personnelle, d’un
environnement proche, d’un constat de la « petite histoire », avec
simplicité et sensibilité, humour ou distanciation. Ce qui a changé, ce
n’est pas la détermination des poètes palestiniens à défendre leur
terre, c’est la manière de le dire à partir de leurs histoires
personnelles, individuelles. C’est l’angle de vue réaliste qui est le
leur comme celui de nombreuses autres jeunes générations poétiques
actuelles de par le monde, et qui provient du constat de la fin des
idéologies, de la globalisation galopante et d’un sentiment aigu du
réel, sinon du désenchantement du monde. La dénonciation de l’oppression
se fait aujourd’hui à voix blanche.
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Mercredi 8 octobre 2008,

Le Fram a reçu le
romancier, essayiste et poète Alain Bertrand. Il s'est
entretenu avec Christian Libens.
Né à Gand en 1958,
Alain Bertrand passe son enfance et son adolescence à Bruxelles
et sur la Semois. Licencié agrégé en philologie romane, il est
professeur à l’Institut communal d’enseignement technique à Bastogne.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Simenon ainsi que de nombreux
romans et essais.
Il
vient de publier On progresse. Dans ce plaisant
recueil,
l’auteur promène son regard acéré sur 48 objets de notre environnement ;
48 objets, pour le meilleur et, surtout, le pire... du barbecue au
cornet de frites en
passant par le portable et le string... Ses observations moulinées
par un esprit facétieux et une logique imparable sont livrées sous forme
de chroniques malicieuses, acerbes, aigres ou indulgentes selon les cas.
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Mercredi 1er octobre 2008,

Alain Berenboom s'est
entretenu avec Jeannine Paque de son parcours et de son actualité
éditoriale.
"Alain Berenboom
mène une drôle de vie : avocat spécialiste du droit d’auteur et de la
propriété intellectuelle, professeur de droit à l’ULB et administrateur
de la Cinémathèque royale de Belgique, il est aussi chroniqueur au
quotidien Le Soir. Comme il lui reste un peu de temps libre, il a
déjà écrit six romans impertinents, drôles et acides." (B. Pascuito)
Périls en ce Royaume vient de paraître chez B .
Pascuito (Paris, 2008). Un détective explore les fêlures de la Belgique
au temps de l’Affaire royale. La Belgique est sur le point d’exploser :
les francophones craignent la scission du pays, les flamands veulent
chasser le roi et instaurer une république indépendante. Mais, en
vérité, c’est au sortir de la guerre que la crise a commencé.
En 2007, il a reçu le Prix Félix Denayer pour l’ensemble de son œuvre.
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Mercredi 24 septembre 2008,

Karel Logist a invité le
romancier Luc Baba.
Né en 1970, Luc Baba
est l’auteur de 10 romans publiés chez Luce Wilquin, Labor et Averbode,
dont La cage aux cris (prix Pages d’or), Les écrivains
n’existent pas, Clandestins, et plus récemment, La petite
école Ste rouge. Luc Baba écrit également pour le théâtre et la
chanson.
Son 11ème roman, Tout le monde
me manque, vient de paraître chez Luce Wilquin.
Dans ce roman, John est un grand môme. Un monstre de solitude et
de manque. La métaphore des douleurs enfouies et de leurs effets :
cruauté, distance, dérives ou violences.
Tout le monde me manque a fait l'objet d'une adaptation théâtrale
sous forme d'un monologue mis en scène par Jean-François Warmoes et
interprété par Luc Baba lui-même ; les décors musicaux sont signés
Benoist.D. Un extrait a été proposé lors de cette soirée. Pour en
savoir plus sur le roman mais surtout ce spectacle et connaître les
dates de représentations, un site est disponible
ici.

Archives des rencontres
littéraires Le Fram
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ARCHIVES
2007 - 2008 : Le Fram a accueilli André Baillon (par
Charlyne Audin), Benno Barnard, Franz Bartelt, Jean Claude
Bologne, Daniel Fano, André Goosse, Véronique
Janzyk, Bruno
Kartheuser, Hilde Keteleer, Elias Khoury, Alain
Lallemand,
Michel Lambert, Stéphane Lambert, Steven Laureys, Christophe
Léon, Jean Louvet, Nicole Malinconi, Antonio
Moyano, Robert
Schaus, Alawiya Sobh, Jacques Sojcher, Stefaan
van den Bremt,
Paul Willems (par Frédéric Dussenne), Liliane Wouters. Le Fram a
également été invité à la Maison de la Poésie d'Amay et a présenté les auteurs
publiés dans sa revue semestrielle de littérature.
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ARCHIVES
2006 - 2007 : Le Fram a accueilli Issa Aït Belize,
Christine Aventin, Jan Baetens, Guy Delhasse,
Jacques Dubois, Nathalie Gassel, Eva Kavian,
Caroline Lamarche, Georges Linze, Jae Mae Kân,
Guy Marchamps, Jacques Mercier, Rossano Rosi,
Lucienne Strivay, Georges Thinès, Vincent
Tholomé et Françoise Wuilmart. Le Fram a
également été invité en divers lieu et a présenté les auteurs
publiés dans sa revue semestrielle de littérature.
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ARCHIVES
2005 - 2006 : Le Fram a accueilli Daniel Arnaut,
Cécilia Burtica, Roland Counard, Etienne
Ethaire, Rose-Marie François, Bernard Gheur,
Marc Imberechts, Jacques Izoard, Ariane Le Fort,
Joseph Orban, Gisèle Prassinos, Olivier
Rougerie, Frédéric Saenen, André Stas et René
Swennen. Le Fram a également présenté un programme
dans le cadre de la Fureur de Lire 2005.
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