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Le Fram, a.s.b.l.   

Revue littéraire  -  Éditions  -  Rencontres   

 

   

 

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Tout usage des photos se trouvant sur cette page impose la mention : © Le Fram.   

 

 

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S a i s o n    2 0 0 9 - 2 0 1 0

 

Mercredi 18 novembre 2009,

 

Le Fram a reçu la romancière américaine Hannah Tinti, dans le cadre des "Belles étrangères 2009".  Marie Herbillon et Yasmine Badir assuraient la présentation et la traduction de la rencontre.

Hannah Tinti (au centre sur la photo) est née en 1973 dans le port de Salem, qui fut en 1629 la tête de pont de la Grande Migration protestante de ce refuge en Nouvelle-Angleterre. Sa mère est bibliothécaire et elle a grandi dans cette ville hantée d’ombres et envahie d’antiquités, la Salem du 17e siècle qu’évoque Hawthorne dans La Maison des sept pignons (1851). La Salem des procès en sorcellerie (1692) qui a aujourd’hui son Musée, avec potences et instruments de torture et où la jeune Hannah a travaillé l’été comme guide. Élevée dans un milieu catholique, ses « deux grand-mères » l’ont bercée des superstitions du Vieux Monde.

A New York, elle a suivi le programme doctoral d’Ecriture à NYU (Washington Square), puis a travaillé dans diverses agences littéraires ou revues, dont l’Atlantic Monthly, la Boston Review, Washington Square. En 2002, elle est la co-fondatrice de la revue One Story, qui publie une nouvelle par livraison, soit un numéro toutes les trois semaines, sorte de Club de la Nouvelle du Mois, qui tient une soirée mensuelle à l’Epicerie d’Arlene, un bar du Lower East Side.

Son recueil Animal Crackers [Bête à croquer], onze contes d’un bestiaire drolatique et cruel, a été traduit en 16 langues. Son premier roman vient de paraître en français et s’intitule The Good Thief [le Bon Larron], mais a failli s’appeler The Resurrectionist [Le Ressusciteur] ; il débute dans un orphelinat de Salem au 19e siècle.

La rencontre s'est prolongée par une table d'hôtes permettant au public de partager d'autres moments avec notre invitée.

 


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Jeudi 29 octobre 2009,

 

Le Fram a reçu Pierre Mertens à la librairie "Livre aux Trésors".  L'entretien a été mené par Danielle Bajomée (ULg).

Pierre Mertens est l'un de nos écrivains les plus féconds et le véritable porte-drapeau de la littérature francophone de Belgique. Il aime dire qu'il est né le jour où Hitler décrète l'invasion de la Belgique. Ses parents s'enfuient et s'installent à Bordeaux. L'enfant écrit de petites pièces, et lit des bandes-dessinées, dont Tintin. La guerre d'Algérie éveille sa conscience politique. A la même époque, il lit Kafka qui devient son auteur de prédilection. Plus tard, il admirera Malcom Lowry et les films de Jean-Luc Godard. Son premier roman paraît en 1970, puis, deux ans plus tard, sort 'La fête des anciens'. Il est alors journaliste au grand quotidien belge Le Soir. Mais son activité ne se limite pas au seul champ littéraire, et Pierre Mertens accomplit plusieurs missions humanitaires. Il écrit sur les manquements aux droits de l'homme dans les dictatures, le terrorisme et la violence révolutionnaire.

Il a reçu un grand nombre de prix littéraires dont le prix Médicis 1987 pour Les Éblouissements.
Traduite en plusieurs langues, l'œuvre de Pierre Mertens est largement reconnue au niveau international. Il est membre de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique.

Viennent de paraître Paysage avec la chute d’Icare (Seuil, 2009) et Le don d’avoir été vivant (Ecriture, 2009).
 

Pierre Mertens s'est vu décerner ce 12 octobre 2009 le prix annuel de la Fondation Prince Pierre de Monaco pour "Les chutes centrales".  Dans ce livre, on s'interroge sur le sens, et la vanité, de toute biographie. Il est question de rencontres, de collisions, de retrouvailles et de diverses pertes. On prétend relater la chronique d'une destinée ou d'un instant. Mais toujours quelque chose manque. C'est en désignant ce manque que la vie, soudain, se remet en branle à travers les mots. Ou du moins son mouvement, son mystère. Un mélomane monomane se voit spolié de l'unique secret, l'énigme ténue qui a coloré une existence par ailleurs "sans histoire". Un baroudeur ivre découvre que les occasions d'éprouver tantôt des déceptions, tantôt des remords, sont illimitées et que l'on ne réhabilite jamais tout à fait ceux qu'on a laissés sombrer dans l'oubli. Au cours d'une foire du livre, à Strasbourg, un biographe célèbre tente, en l'espace de quelques heures, de refaire sa vie. Mais refaire sa vie se révèle aussi compliqué, aléatoire, inespéré, que de reconstituer celle des autres.



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Mardi 13 octobre 2009,

Jean-Philippe Toussaint était l'invité du Fram.  Il s'est entretenu avec Laurent Demoulin.

Jean-Philippe Toussaint est l'auteur de La Salle de bain (1985), Monsieur (1986), L'Appareil-photo (1989), La Réticence (1991), La Télévision (1997), Autoportait (à l'étranger) (2000), Faire l'amour (2002), Fuir (2005) et La Mélancolie de Zidane (2006). Aujourd’hui, La vérité sur Marie vient de paraître. Tous ses romans sont publiés aux Éditions de Minuit.
Ses livres sont traduits en plus de vingt langues: anglais, japonais, allemand, italien, espagnol, néerlandais, suédois, danois, finnois, norvégien, grec, turc, portugais, catalan, tchèque, hongrois, bosniaque, roumain, américain, brésilien, coréen, russe et chinois.

Il a réalisé trois films pour le cinéma : Monsieur (1989), avec Dominic Gould, Wojtek Pzoniak, La Sévillane (1992), avec Mireille Perrier, Jean-Claude Adelin, Jean Yanne, et La Patinoire (1999), avec Tom Novembre, Mireille Perrier, Dolorès Chaplin, Bruce Campbell, Marie-France Pisier, Jean-Pierre Cassel. Ses films sont sortis dans de nombreux pays. Pour la chaîne de télévision ZDF, il a réalisé, en collaboration avec Torsten Fischer, Berlin 10 heures 46 (1994), avec Herbert Knaup, Mireille Perrier.

Enfin, il a exposé ses photos à Bruxelles et au Japon (à Kyoto et au Contemporary Art Space d'Osaka).

Laurent Demoulin commente : "Dès 1985 et la parution de La Salle de bain, son premier roman, Jean-Philippe Toussaint a su imposer, dans le monde des lettres françaises, un ton particulier qui lui a valu les éloges de la critique et l’adhésion des lecteurs. Il inventait alors une littérature romanesque décomplexée, à la fois drôle et intellectuelle, finement ouvragée quant à son écriture et d’un abord facile. Mais l’écrivain ne s’en est pas tenu à la formule qui a fait son succès. Chacun de ses romans donne lieu à de nouvelles expériences. Avec Faire l’amour (2002) et Fuir (2005), Toussaint avait quelque peu tempéré son humour pour laisser plus de place, d’une part, à la narration et aux sentiments et, d’autre part, à une amplification poétique de ses phrases. La Vérité sur Marie, dans lequel nous retrouvons les personnages des deux précédents romans, opère un nouveau tournant : si l’humour réapparaît et si les phrases sont toujours aussi somptueuses, la narration y acquiert un nouveau statut, grâce à des jeux de construction inédits".

La rencontre littéraire s'est poursuivie par la projection du court métrage "Fuir", face à un public très nombreux !
 

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Vendredi 2 octobre 2009,

Le Fram a dévoilé le contenu du numéro 20 de sa revue semestrielle de littérature à la librairie "Entre-temps" à Liège.

Au sommaire de ce numéro, on trouve des inédits de Alain Bertrand, Marie-Christine Brière, Philippe Cloes, Coton, Michel Delville, Andrea D’Urso, Jérôme Gault, Matthieu Gosztola, Maxime Hanchir, Philippe Leuckx, Pierre Puttemans, Guillaume Rodien, Diti Ronen et Liliane Wouters.  L'illustration de la couverture est signée Robert Varlez.

 

Michel Delville, Philippe Cloes et Maxime Hanchir étaient présents pour lire leurs textes publiés.  Les membres de l'équipe du Fram ont prêté leur voix à quelques auteurs absents.

Une brève bio-bibliographie de chaque écrivain se trouve en rubrique "auteurs" sur notre site.

 


 

 

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S a i s o n    2 0 0 8 - 2 0 0 9

 

Vendredi 26 juin 2009,

Le Fram a fêté l'été et les jeunes éditions Boumboumtralala.  James Specht, fondateur, s'est entretenu avec Marc Lejeune.

« Les éditions boumboumtralala sont nées à Liège des cogitations subtiles d’un être aussi discret qu’omniprésent, James Specht. » C’est ainsi qu’un de ses amis, David Besschops, annonce la naissance de ce projet éditorial.

Sans doute longtemps en gestation, « Boumboumtralala » attendra pour voir paraître son premier volume, un hors-série, rendant hommage au poète Jacques Izoard. C’est en 2007 que paraît Au tour de Jacques Izoard, un ouvrage collectif soutenu et vivement encouragé par Marcelle Imhauser. La collaboration débute !

Les bistrots sont souvent les endroits où des projets voient le jour. C’est au Paris-Brest, face à l’Académie des Beaux-Arts, dans cette ambiance de créations, que Marcelle Imhauser  et James se réunissent avec une troisième partenaire, Andrée Wéry en 2009. C’est là que naîtra officiellement l’asbl Boumboumtralala qui a clairement des visées pluridimensionnelles. « Boumboumtralala entend bien étoffer des champs aussi divers que la poésie, la nouvelle, les petits carnets d’œuvres plastiques et la pédagogie. » Il ne peut en être autrement quand on connaît un peu James, instituteur, passionné d’art, de jazz, de photographie, toujours à l’affût d’un lieu à découvrir ou d’un moment à partager. Il suffit pour s’en convaincre de découvrir son journal (blog ici).

A l’heure actuelle, en exceptant l’ouvrage hommage à Jacques Izoard, les livres des Editions Boumboum-tralala se présentent comme des livrets d’une vingtaine de pages pour un format quinze sur quinze. On trouvera parmi ses auteurs des noms connus et des noms moins connus. En vrac, on citera Lise Thiry, Antoine Wauters, Ben Arès, Timotéo Sergoï, Bouli Lanners, Jean-Paul Laixhay, Brigitte Corbisier ou encore, des inédits de Jacques Izoard dans un très beau « Cœur glacé de sel ».

« Boumboumtralala », qui ose afficher ce nom que certains pourraient qualifier de « pas trop sérieux » (mais, ceux-là oublient que nous sommes à Liège !), se présente comme un projet en plein développement !

Durant la soirée, un ensemble de lectures a été proposé dont celles de Ben Arès, David Besschops, Roland Counard, Colette Decuyper, Julien Dol, Raphaël Miccoli et Andrée Wéry.  Karel Logist a donné lecture de quelques poèmes de Jacques Izoard.  Tous ont publié chez BBTLL Ed.

Un repas convivial, pris dans le jardin de l'Espace 49, a précédé la rencontre littéraire.  L'été s'installe !
 

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Mercredi 10 juin 2009,

Marc Pirlet s'est entretenu avec Christian Libens.

Né en 1954 à Verviers, Christian Libens dévore les livres, sans doute déjà à l’école primaire de Nessonvaux, village où il vit actuellement. Après des études à l'Institut supérieur d'enseignement pédagogique de la Ville de Liège, il fréquente de nombreux établissements où il y enseigne le français.
C’est au service d’un homme politique qu’il « découvre » l’écriture, bien forcé alors de l’appeler « écriture de nègre ». Il faudra attendre les années 1980 pour voir paraître ses premiers livres : scénario de BD, roman, poésie. Un virus s’inscrit en lui…
Dans ces années là, Christian Libens se passionne. Passion pour l’Afrique, pour la littérature belge, pour la forêt et la randonnée. Où en est-il, aujourd’hui, dans son parcours vers St Jacques de Compostelle ?
En 1986, il rencontre Alexis Curvers et devient, peu après, son secrétaire littéraire jusqu'à sa mort en 1992.
Il touche à tout pour le plaisir de tous (antiquariat, bibliophilie, administrateur à l’AEB, auteur de « flâneries littéraires » liégeoises).
Il est aujourd’hui attaché au Service de la Promotion des Lettres belges à la Communauté française où il se charge notamment de faire entrer les écrivains en classe !

Il vient de faire paraître deux nouveaux livres. Le premier « Amours crues » (Grand Miroir) est un livre de création, un roman à nouvelles, applaudi par la critique. Selon Jacques De Decker, ce livre « plane haut, tout en restant au plus près des chairs » et « où chaque page irradie d’une chaleur charnelle peu commune, où les mots demeurent les meilleurs conducteurs de l’énergie de l’éros » …

Le second est un guide destiné à découvrir Liège. Publié chez Luc Pire, « Guide amoureux de Liège » a été écrit en marchant de la Place du Marché au Mont Saint-Martin en s’arrêtant peut-être, pour prendre un café, chez son ami Bernard Gheur...

 

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Mercredi 27 mai 2009,

 

Michel Delville a donné une conférence intitulée "Manger l’avant-garde. Goûter,c’est croire".


«
De Platon, pour qui la nourriture était une distraction de la pensée, à Kant, qui reléguait le palais au bas de l’échelle des sens, l’esthétique occidentale a toujours dévalué le sens du goût. » C’est ainsi que commence l’ouvrage de Michel Delville « La nourriture, la poésie et l’esthétique de la consommation : manger l’avant-garde » (en anglais, aux éditions Routledge). Delville y analyse les raisons de ce discrédit et soutient que l’avant-garde contemporaine, sous ses différentes formes, s’est employée à affronter cette orthodoxie dominante, produisant un art novateur et passionnant à bien des égards.  Pour en savoir davantage sur ce livre, vous pouvez consulter le site Reflexions de l'ULg (ici).

Michel Delville a obtenu sa licence en langues germaniques (anglais et allemand) à l’Université de liège en 1989. Il a travaillé deux ans à l’Université de l’Illinois, aux États-Unis, comme chargé d’enseignement et chercheur invité, puis est retourné à Liège pour y achever son doctorat en 1996 : Writing at the Boundaries: The Contemporary Prose Poem in English.

Michel Delville a débuté sa carrière professorale en 1998 en tant que chargé de cours au
département de Langues et littératures germaniques de l’université de Liège. En 2007, il est devenu Professeur ordinaire au sein du nouveau département de Langues et littératures modernes de l’ULg. Ses principaux domaines de recherche et d’enseignement sont les études interdisciplinaires et comparatives, la poésie et la poétique contemporaines, la littérature américaine, les artistes d’avant-garde dans toutes les disciplines littéraires, picturales et musicales, la science-fiction et le fantastique (dont les représentations de l’utopie et de la contre-utopie) et les théories relatives aux genres littéraires.

Eu égard à ses intérêts interdisciplinaires, il n’est pas surprenant que Michel Delville soit aussi un musicien accompli de renom. Il joue et compose de la musique depuis le milieu des années 80 et a collaboré avec de nombreux musiciens de jazz, dont Elton Dean, Harry Beckett, Alex Maguire et Annie Whitehead. Son groupe de jazz moderne le plus récent, le Wrong Object, se produit régulièrement dans des centres culturels et des salles de concerts depuis six ans.

 

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Jeudi 14 mai 2009,

Le Fram a reçu Bruno Demoulin et Philippe Raxhon pour une conférence visant à présenter l’ouvrage « Liège et le Palais des Princes-Évêques », Fonds Mercator (2008). Ce livre contient des contributions de Francis Balace, Bruno Demoulin, Laurent Demoulin, Jean-Patrick Duchesne, Guido Fonteyn, Isabelle Graulich, Pierre-Yves Kairis, Jean-Marie Klinkenberg, Jean-Louis Kupper, Catherine Lanneau, Régine Mahaux, Bernadette Merenne, Cécile Oger, Michel Pâques, et Philippe Raxhon.

«Le palais du prince Liégeois… est plus accomply que n'est le Louvre… à Paris» s'émerveille Philippe de Hurges en 1615. Victor Hugo s'exclame deux siècles plus tard : «Je n'ai vu nulle part un ensemble architectural plus étrange… et plus superbe.» Le plus beau monument civil de Wallonie représente, depuis plus de mille ans, le symbole de l'identité liégeoise. Édifié sous Notger, le fondateur de la Principauté de Liège, à la fin du premier millénaire, il fut reconstruit au seizième siècle par Érard de la Marck lors de la Renaissance du pays de Liège. Centre du pouvoir, qu'il soit politique, juridique ou religieux, le palais a abrité la cour du prince et le siège des institutions; il a brui des cris des «citains» animant les galeries.

Après la Révolution liégeoise de 1789, le palais connaîtra une éclipse mais renaîtra au dix-neuvième siècle quand Liège deviendra la capitale économique de la deuxième puissance industrielle mondiale. Il abritera alors, dans l'aile néo-gothique de Charles Delsaux, le Gouvernement provincial. La Justice continuera, elle, à s'exercer sous es plafonds du dix-huitième siècle de Georges-Louis de Berghes et de Jean-Théodore de Bavière. La délicatesse de la décoration de ces lieux est digne des plus beaux palais européens.

Espace marqué par de multiples courants culturels, le palais incarne l'avenir de la région liégeoise. Les auteurs, spécialistes reconnus, géographes, juristes, hommes de lettres du nord et du sud du pays montrent, à la suite des historiens et historiens de l'art, les signes encourageants d'un nouveau départ. C'est bien un message de fierté que le palais donne à nos contemporains. Le reportage photographique de Régine Mahaux, mêlant sensibilité et fantastique, en témoigne par la vision de l'artiste.

L'ouvrage apporte un regard neuf et décapant sur ce monument emblématique.

 

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Vendredi 8 mai 2009,

Le Fram a reçu Jacques Darras.  Il s'est entretenu avec Rony Demaeseneer.

Né en décembre 1939 à Bernay-en-Ponthieu, près de la Manche, Jacques Darras a reçu une formation en littérature classique, philosophie et littérature anglaise (Ecole Normale Supérieure et Sorbonne). Il exerce depuis 1969 des fonctions d’enseignant à l’Université de Picardie, tout en se consacrant à la poésie et à la traduction de la poésie.
Il a fondé la revue « in’hui » à Amiens, en 1978 qui a notamment publié les poètes français Jacques Roubaud et Michel Deguy mais aussi la poésie américaine moderne et contemporaine (Ezra Pound, William Carlos Williams, Charles Olson), ainsi que des anthologies des poésies britannique, allemande, espagnole et russe. La revue compte aujourd’hui 63 numéros.
Jacques Darras a commencé de publier un long poème en plusieurs chants « La Maye » dont les sept premiers sont parus, dont les plus récents sont « Moi j’aime la Belgique ! » (Gallimard/L’Arbalète, Paris 2001) et « Andrea Doria à Gênes avec un chat » (Lanore, Paris 2003).
Il a traduit plusieurs poètes et écrivains de langue anglaise dont Walt Whitman, Ezra Pound, Malcolm Lowry ainsi que Basil Bunting pour n’en citer que quelques uns, et ses propres textes ont paru en plusieurs langues dont l’anglais, l’italien, l’espagnol, le russe, le néerlandais, le tchéque, l’arabe. Il fait partie notamment partie de l’Anthologie de la poésie française du XVIII è au XX è siècle (Michel Collot, La Pléïade, Gallimard, 2000).
Jacques Darras a également écrit plusieurs essais et a préfacé et édité les Nouvelles Complètes de Joseph Conrad chez Gallimard (2003).
Il co-dirige le mensuel de poésie "Aujourd’hui Poème" qu’il a fondé à Paris en 1999 avec André Parinaud.

Il vient de faire paraître "La Maye réfléchit" au Cri.

 

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Mercredi 29 avril 2009,

Antonio Moyano s'est entretenu avec William Cliff. La rencontre a essentiellement porté sur l'oeuvre poétique de l'écrivain.

William Cliff, né à Gembloux en 1940, quatrième d'une fratrie de neuf enfants, a fait des études de lettres et de philosophie. C'est de cette époque que date sa passion pour le poète catalan Gabriel Ferrater, qu'il rencontrera, traduira en français, et qu'il reconnaîtra comme son influence majeure.
Si comme le disait Raymond Queneau « Parler, c’est marcher devant soi », faire de la poésie c’est, pour certains, de façon similaire marcher devant soi aussi. William Cliff nous invite à ce parcours de poésie : parcours à travers son histoire, ses émotions, ses découvertes, ses voyages et rencontres.
Il fut remarqué par Raymond Queneau, touche-à-tout de génie et poète également dont les œuvres sont rentrées dans la grande collection de « La Pléïade ». Grâce à ce dernier il devint rapidement un poète reconnu et édité par Gallimard.
William Cliff prend ses distances vis-à-vis des formes et procédés poétiques utilisés couramment en poésie : métaphores, comparaisons, oppositions de mots etc. En fait, il utilise peu ces procédés traditionnels, se basant sur un rythme plus long, sur les mots eux-mêmes et leur simplicité et plus sur les situations psychologiques ou les images suggérées par tel ou tel événement. Ces poèmes ressemblent à une photographie d’un moment de vie, sans fioritures mais livrée de façon honnête et sans concession, d’où un côté un peu râpeux, un peu sordide, voire cruel, au niveau des situations ou des états d’âme décrits.
Dans ses poèmes, William Cliff part de lui et ne laisse rien dans l’ombre, notamment son homosexualité. Réutilisant des formes littéraires éprouvées comme le sonnet ou le dizain, ou d’autres structures rappelant les
ballades du temps jadis, il marche dans les traces de ces poètes de la fin du Moyen Age, si riches et pourtant si oubliés dans notre panthéon littéraire d’aujourd’hui. Comme eux, il se questionne sur le sens de la vie, à travers ses voyages et rencontres, et sur ce temps qui pousse inexorablement vers l’oubli la poussière des jours et l’ombre à peine dessinée de nos silhouettes.
Le Grand Prix de Poésie de l'Académie Française lui a été décerné en 2007 pour l'ensemble de son œuvre poétique.

 

Face à un public plein d'enthousiasme, la soirée s'est poursuivie agréablement par des échanges informels avec de jeunes poètes présents pour l'occasion.

 

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Mercredi 8 avril 2009,

après avoir accueilli Yves Namur ayant sous presse l'édition d'une anthologie de la jeune poésie belge aux éditions du Taillis Pré, Le Fram a présenté quelques jeunes poètes belges francophones à l'occasion d'une soirée de performances / lectures, avec ou sans accompagnement musical.  On y a croisé (de gauche à droite et de bas en haut) Olivier Coyette, Philippe Cloes, Alexis Alvarez, Raphaël Miccoli, Nathalie Delvaux (représentant Michaël Lambert), Maxime Coton et Antoine Wauters.

 



Alexis Alvarez est né à Namur en 1980. Actuellement, il enseigne le français et l’espagnol à Liège. Sa poésie s’exprime tantôt dans des poèmes de type aphoristique (Exercices de chute), tantôt dans des textes en prose (Episodes délirants). Il a publié quelques textes dans des revues en France (Pyro, La page blanche) et en Belgique (Le Fram, Barillet), et quelques autres en espagnol dans des revues en ligne (Deriva, Cuerma). Il lui arrive régulièrement de lire Henri Michaux, Paul Nougé, Nicanor Parra et Juan Gelman.

Auteur et plasticien, Philippe Cloes (1978) exprime son travail d'écriture dans des performances, lectures, projets musicaux, installations. Publication en revues et éditions collectives (Matière à poésie, La bafouille incontinente, Sous l'écorce, Tetras Lyre, 2007).
En 2008, premier recueil : Quand il ne restera que nos jambes (Tétras Lyre). En 2009, une rencontre collective avec les mondes souterrains chez le même éditeur. Il était accompagné par Marie Jockin (violon) et Mickael Gillon (guitare).

Maxime Coton est né en 1986. Ingénieur du son. Musicien. Réalisateur (radio et cinéma). Il a publié en revue. Son recueil "La Biographie de Morgane Eldä" a été publié aux Éditions Tétras Lyre en 2004. Il était accompagné par Yan Busang (chanteuse).

Olivier Coyette est né à Bruxelles en 1975. Il a publié un premier recueil Chiizuo Ku Dasai aux Éditions Caractères en 1998. D'autres poèmes ont paru en revues et dans des anthologies. Il est aussi auteur dramatique, chanteur et comédien, et a également publié des pièces de théâtre aux éditions Lansman.

Michaël Lambert, né en 1975, écrit du théâtre, des nouvelles, de la poésie, obsédé par l'idée que pour qu'un autre monde soit possible, il faudra faire preuve d'imagination. Il anime des ateliers d'écriture et développe des projets de théâtre jeune public pour l'asbl ImaginAction. Depuis quelques années, il s'est installé à Liège où il prend plaisir à vivre et regarder ses enfants grandir. La revue Le Fram a publié quelques uns de ses textes. Il était représenté par Nathalie Delvaux, comédienne.

Raphaël Miccoli est né un jour à l’improviste, sans prévenir les personnes de son entourage. C’était un premier avril, il y a de cela vingt-quatre ans. Son travail actuel est la recherche de son premier cri, le souvenir de son premier souffle sous l’influence d’Antonin Artaud, Bernard Noël, Pier Paolo Pasolini ... Il a été publié dans les revues Le Fram et Matière à Poésie. Il a reçu le prix Georges Lockem en 2008 pour ses poèmes en prose "Coeur à corps". En 2009, les éditions Boumboumtralala ont publié "Voir".

Antoine Wauters, né en janvier 1981, vit à Liège, sa ville natale.
Il a écrit trois livres : Os (au Tétras-lyre), La bouche en quatre (au Coudrier) et Debout sur la langue (chez Maelström). Coéditeur de la revue littéraire langue vive, il a obtenu en 2008 le Prix Emile Polak de l’Académie et le Prix Pyramides. Vient de paraître : Un homme ulcéré aux Editions boumboumtralala.

 

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Jeudi 26 mars 2009,

Gérald Purnelle a reçu Yves Namur à l'occasion des 25 ans des éditions du Taillis Pré.

Né en 1952, Yves Namur est médecin, poète et essayiste.  En 1970, inscrit à la Faculté de Médecine de Louvain, il suit en même temps les cours de la Faculté de Philosophie et Lettres où il rencontre d’autres (futurs) écrivains, comme François Emmanuel, futur confrère et académicien, qui devient un ami. Il publie son premier recueil, Soleil à l’échafaud, aux éditions de La Dryade alors qu’il a 19 ans. De nombreux Prix littéraires ont salué son œuvre : Prix Casterman, Prix des Jeunes Poètes, Prix Georges Lockem de l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises et d’autres encore. On mentionnera tout particulièrement qu’il a été le lauréat 2008 du Grand Prix International de Poésie Guillevic-Ville de Saint-Malo pour l'ensemble de son oeuvre.
Sa bibliographie est importante, avec une bonne trentaine de recueils poétiques, quelques livres
d’artiste ou de bibliophilie, mais aussi de la prose (essais, nouvelles). On lui doit aussi des anthologies.
Il est membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique, et membre correspondant de l’Académie européenne de poésie.

 

Les éditions Le Taillis-Pré, dirigées depuis 25 ans par Yves Namur, accueillent de la poésie contemporaine, exigeante, venue du monde entier. Elles comptent de très nombreux ouvrages de poètes étrangers comme Juarroz, Judice ou Eliras, francophones ou non. On y croise les meilleurs poètes de Belgique, tels Izoard, Biefnot, Verhesen, Jones, Lambiotte, Mathy, Ayguespare ...
De toutes les collections présentes au catalogue du Taillis Pré, la collection patrimoniale « Ha », créée en 2001, avec Gérald Purnelle et Karel Logist, est probablement celle qui tient le plus à cœur à son éditeur, Yves Namur. Quoi de plus excitant d’ailleurs que ce plaisir des redécouvertes, et ce sentiment de combler enfin l’oubli et l’injustice dans lesquels certaines œuvres étaient cantonnées. On y retrouve Françoise Delcarte, Ernest Delève, Georges Linze, et tout récemment Jean Dypréau et Pierre della Faille pour n’en citer que quelques-uns.

 

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Samedi 21 mars 2009,

 

A l'initiative du Cabinet de la Culture de la Ville de Liège, en présence de Marlène Britta représentant l'échevin Jean-Pierre Hupkens, Le Fram a reçu des romanciers et poètes bosniaques.  Nijaz Hajdarovic a présenté les auteurs Safet Sijaric, et Faiz Softic.

Nijaz Hajdarovic (au centre) est né en 1969 au Monténégro. Après des études de philosophie à Sarajevo, la guerre l’oblige à quitter le pays pour la Belgique. Son livre de poèmes Moje voljeno blato vient de paraître.

Safet Sijaric (à droite) est né en 1952 à Godijevo et vit à Sarajevo. Auteur de plusieurs ouvrages, il obtient en 1998 le prix du livre de l’année ainsi qu’à deux reprises le prix de la rencontre "Zija Dizdarevic".

Faiz Softic (à gauche), poète et romancier, est né en 1958 au Monténégro et vit au Luxembourg. Il est l’auteur de Il est effrayant le mur sans ombre (Sarajevo, 1996), Sous le mont Kun (Prix du meilleur roman bosniaque, 2002), La peur de la maison natale (Sarajevo, 2006). Sous le mont Kun vient de paraître dans sa traduction en langue française (2009).

La rencontre s'est principalement déroulée face à un public appartenant à la communauté bosniaque belge mais aussi luxembourgeoise.
 

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Jeudi 19 mars 2009,

Jean-Marie Piemme s'est entretenu avec Nancy Delhalle (ULg).

Né en 1944, Jean-Marie Piemme est dramaturge. Il a écrit sa première pièce, Neige en décembre, en 1986. Suivront une trentaine de textes joués en Belgique et à l'étranger et récoltant de nombreux prix, faisant de lui l'un des auteurs francophones les plus brillants de sa génération. Ses créations sont principalement publiées aux éditions Actes Sud-Papiers et aux éditions Lansman.
Actuellement, il enseigne l'histoire des textes dramatiques à l'Institut national supérieur des arts du spectacle (Insas).
Il vient de faire paraître chez Aden un roman autobiographique, Spoutnik, qui relate son enfance dans les vapeurs rouges et laborieuses de Liège.



"
La description des états ne m’intéresse pas. Les états arrêtent les choses, ils définissent des essences, des valeurs d’éternité là où la vie tourbillonne. Je suis dans le mouvement de ce que je regarde, moi-même un moment de ce qui passe, moi-même en mouvement." (J-M. P.)

 

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Vendredi 13 mars 2009,

Pierre Puttemans était l'invité du Fram.  Avec Jean Englebert, il s'est entretenu de son apport à l'architecture, alors qu'avec Karel Logist, il a dialogué au sujet de sa production poétique.

Pierre Puttemans est né à Uccle en 1933. Il entreprend des études d'architecture (1956) et d'urbanisme (1959) à La Cambre.
Membre du bureau URBAT (avec Jacques Aron et Frédéric De Becker) de 1958 à 1998, il a joué un grand rôle dans le domaine de l’architecture en Belgique. Vice-Président de la Chambre des Urbanistes-Conseils de Belgique, il a aussi été membre de la Société Centrale d'Architecture de Belgique, de la Société Belge des Urbanistes et Architectes Modernistes, de la Commission Royale des Monuments & Sites, Région Bruxelles-Capitale, et de bien d’autres encore. Pierre Puttemans a été enseignant à La Cambre et à l’Institut Supérieur d’Urbanisme et de Rénovation Urbaine.
Avec le groupe URBAT, il a réalisé, notamment, la Maison de la Culture de Nivelles, l'Université du travail de Charleroi, l'Ecole de danse et les ateliers de répétition du TRM à Bruxelles, la bibliothèque et le centre culturel des Riches Claires, les extensions et les nouveaux aménagements du TRM …
Sa bibliographie est riche en ouvrages consacrés à la critique d’art et d’architecture.
Il a reçu les Règles d'Or de l'Urbanisme en 1991.
A côté de son travail d’architecte, Pierre Puttemans est également poète. Il a fait partie du groupe des « 7 types en or » à Bruxelles, entre Cobra et Belgique sauvage.

 

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Jeudi 26 février 2009,

Henri Deleersnijder a donné une conférence intitulée Populisme - Vieilles pratiques, nouveaux visages.

Professeur d'histoire, diplômé en Arts et Sciences de la Communication de l'Université de Liège, collaborateur auprès de plusieurs journaux, Henri Deleersnijder s'implique en particulier dans des recherches à l'intersection de l'histoire et des médias.

Voilà près de vingt ans maintenant que la plupart des pays du Vieux Continent ont vu ressurgir en leur sein des discours politiques remettant en cause la représentativité démocratique, diabolisant l'immigration et rejetant, sur des bases nationalistes, toute construction européenne. Les leaders souvent charismatiques qui les diffusent dans l'espace public prétendent sentir ce que le «peuple» - mythifié pour l'occasion - souhaite d'instinct. S'agit-il d'un nouveau visage de l'extrême droite ou d'une simple instrumentalisation du désarroi de populations précarisées ? Questions, parmi d'autres, que doit se poser notre société face à ces populismes aux recettes outrageusement simplificatrices et toujours démagogiques.

Le phénomène n'est certes pas neuf. De Boulanger à Le Pen, en passant notamment par Degrelle, Peròn et Poujade, et jusqu'aux télépopulistes actuels, l'Histoire n'a jamais été avare de ce genre d'aventuriers ou apprentis-chefs. Raison pour laquelle l'auteur s'emploie d'abord à mettre ces poussées de fièvre en perspective. Il esquisse ensuite, pour aujourd'hui, un état des lieux de la question, non sans montrer qu'une certaine gauche de la gauche entend depuis peu se réapproprier le concept polysémique de «populisme» pour lui instiller la dimension progressiste de ses origines. Conscient de ce que le vernis d'humanité est plus mince qu'il n'y paraît en général, il appelle enfin tous les démocrates à un nécessaire devoir de vigilance citoyenne.

 

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Vendredi 13 février 2009,

Valérie Nimal nous a conviés à une pré Saint-Valentin à l'occasion de la parution de son nouveau livre, Les minutes célibataires, aux éditions Luce Wilquin.  L'entretien littéraire était mené par Véronique Janzyk.

Née en 1970, Valérie Nimal est spécialisée dans l’art moderne et contemporain. Elle a travaillé comme chercheuse dans ce domaine pour ensuite se tourner vers l’édition. Plus tard, elle s’installe et travaille à Copenhague et en Irlande. Elle est maintenant active dans les milieux des blogs sur internet. Son premier roman, La Robe de mariée, a été publié, en 2004, aux Ed. Le Fram.

Les minutes célibataires se présentent sous la forme d'un recueil de nouvelles initialement écrites pour la radio.  Coup de foudre, préliminaires, étreintes, crépuscule… autant de rendez-vous saisis dans leur essence, à la manière subtile des maîtres de l'estampe japonaise. Au menu de ces trente-neuf instantanés: sensualité, espièglerie, narration minimale, concentré d'émotions. Ces histoires flirtent avec le fugace et mettent en scène la fascination du désir.

Une table d'hôtes a agrémenté la soirée où auteure et public ont eu l'occasion de se rencontrer dans une ambiance détendue et amicale.

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Vendredi 30 janvier 2009,

Le Fram a reçu Lise Thiry pour une conférence intitulée "Méprises et flair d'une virologue" où sa formation à l'hôpital de Bavière pendant la seconde guerre mondiale et ses recherches à l'Institut Pasteur ont été évoquées.

Née en 1921 à Liège, Lise Thiry est la fille du sénateur "Rassemblement wallon", écrivain et poète Marcel Thiry.

Elle effectue des études de médecine pendant la Seconde Guerre mondiale à une époque ou face au manque de médecins et d’infirmières, les étudiants sont directement mis à contribution. À la fin de ses études en 1946 elle est l’une des trois femmes diplômées sur un total de 140 étudiants.

A l’Institut Pasteur de Bruxelles, elle se spécialise en virologie et microbiologie. En 1952, elle y créera le service de virologie. Elle sera ensuite nommée professeure à l'Université Libre de Bruxelles.

Après avoir travaillé sur le virus de la rage, la poliomyélite et sur l'herpès génital, elle met au point un système de dépistage du virus du sida. Elle est également présidente du Conseil scientifique de prévention du sida.

Femme politique progressiste, elle est engagée dans de nombreuses causes comme le féminisme, la défense de la médecine sociale, le soutien aux victimes du sida et l’appui des demandeurs d’asile. Elle a été notamment la "marraine" de Sémira Adamu, cette jeune Nigérienne étouffée par les gendarmes belges chargés de son expulsion en 1998 et dont le décès qui a suscité une vive indignation en Belgique a provoqué la démission du ministre de l’intérieur de l’époque.


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Vendredi 19 décembre 2008,

Le Fram a rendu hommage à Jacques Izoard, disparu le 19 juillet dernier.

C'est dans ce contexte particulier que Le Fram a dévoilé le contenu du numéro 19 de sa Revue semestrielle de Littérature.  Au sommaire, on trouve des inédits de  Christophe Abbès, Jacques Izoard, Timotéo Sergoï, Perle Adler, Marie-Ange Serrato-Rioboo, Fabrizio Bajec, Cristian Teodorescu, Michaël Lambert, Gabriela Toma, Dominique Massaut, Françoise Wuilmart (voir rubrique "auteurs" pour une brève bio-bibliographie).  Les auteurs présents ont donné lecture de leur texte.

En seconde partie de soirée, le public a pu réentendre la voix du poète disparu grâce à quelques archives sonores.  En outre, Jean-Claude Piérot a mis en voix les poèmes inédits de Jacques Izoard publiés dans ce numéro de la Revue, et Françoise Wuilmart a évoqué les séjours du poète à Seneffe.

 

L’étau se resserre,
le cou devient barre de fer
et tu ne peux que pleurer.
Y a-t-il encore la chair
dans ce bloc pétrifié ?
Mais ne hurle ni ne crie.

Tu ris deux fois. Tu te tais.
Tu te lèves. Tu pars.
Corps et âme.
Mais je ne sais quel bleu
vient d’envahir tout l’espace.
Tu reviens sans être là.

 

 

D'autres témoignages ont été offerts par un public qui comptait plusieurs amis de Jacques Izoard.  Nous aimons souligner la présence de son amie de toujours, Maria Beuken, qui nous avait cédé, le temps d'un soir, plusieurs photographies de Jacques exposées à l'occasion de cette rencontre.  Le tout dans une ambiance extrêmement chaleureuse et vivante !

photo de Jacques Izoard : (c) Nathalie Gassel

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Vendredi 5 décembre 2008,

la romancière Corinne Hoex s'est entretenue avec Carmelo Virone. 

Corinne Hoex vit à Bruxelles. Licenciée en Histoire de l’Art et Archéologie, elle a travaillé en tant qu’enseignante, chargée de recherches et documentaliste. De cette période, on retiendra quelques publications scientifiques des années septante, principalement consacrées aux arts et traditions populaires.
C’est à partir des années 2000 que Corinne Hoex se consacre à l’écriture de fictions.
Son premier roman, Le grand menu (2001), a été très vivement remarqué par la critique. Il a reçu le Prix Littéraire 2001 des Amis des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles et le Prix Littéraire Soroptimist 2002 de la Romancière Francophone (Grenoble). Toutefois, on retiendra également que ce premier roman a été finaliste pour quatre autres prix !
Après son recueil de poèmes, Cendres (2002), elle vient de publier son second roman, Ma robe n’est pas froissée (2008) qui a remporté le Prix Indications du Jeune Critique et le Prix Emma Martin. Un deuxième roman qui connaît également un vif succès auprès de la presse générale et spécialisée. Corinne Hoex a été finaliste pour le Prix Marcel Thiry ainsi que pour le Prix Rossel 2008.


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Mercredi 26 novembre 2008,

le chercheur Frank Larøi a donné une conférence intitulée Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les hallucinations sans jamais oser le demander ...

L’étude des hallucinations a suscité un intérêt croissant au cours des dernières années. Afin d’avoir une compréhension plus complète des hallucinations, les chercheurs ont étudié ce phénomène non seulement chez des patients psychotiques (par ex. : schizophrènes) mais également dans d’autres populations cliniques (par ex. : patients manifestant des troubles neurologiques) et chez les personnes saines qui ont une forte propension aux hallucinations. Une autre tendance se dessine depuis quelques années : approcher le phénomène des hallucinations dans une optique pluridisciplinaire qui intègre des approches psychologiques, médicales, socioculturelles, historiques et biologiques. Durant la conférence, Frank Larøi a décrit tout d’abord la phénoménologie des hallucinations et il a montré l’intérêt d’adopter une approche pluridisciplinaire. Il a présenté ensuite des recherches qui ont exploré le rôle des mécanismes cognitifs (comme le contrôle de la réalité), motivationnels (croyances métacognitives) et affectifs (régulation émotionnelle) dans l’apparition et le maintien des hallucinations chez les personnes saines ayant une forte propension aux hallucinations.

Frank Larøi travaille au sein de l’unité de Psychopathologie Cognitive à l’Université de Liège . Il a obtenu sa licence à l’Université de Bath en Angleterre et son diplôme en psychologie clinique à l’Université d’Oslo en Norvège. C’est à l’Université de Liège, à la faculté de Psychologie et de Sciences de l’Education qu’il obtient son doctorat. Mis à part ses recherches sur les hallucinations, il se consacre à la schizophrénie, à l’étude des idées délirantes, à la remédiation cognitive et aux processus émotionnels dans la psychopathologie.  Frank Larøi tient à vulgariser ses observations et découvertes vers le grand public. Il développe actuellement un site d’information sur les hallucinations soutenu par la Fondation Roi Baudouin. Il projette l’édition d’un DVD sur le traitement des hallucinations au cinéma, explorant l’hypothèse que les films de fiction pourraient avoir une action en psychopathologie.

Martial Van Der Linden, professeur à l'Université de Genève, compare volontiers Frank Larøi à Fridtjof Nansen, navigateur sur Le Fram, et dire de lui qu'il partage des caractéristiques avec l'explorateur : un scientifique ouvert aux autres et au monde.

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Vendredi 14 novembre 2008,

Patrick Delperdange a été l'invité du Fram.  La rencontre a été animée par Daniel Arnaut.  L'activité prenait place dans le cadre de la Fureur de Lire 2008.

Né en 1960 et vivant à Bruxelles, Patrick Delperdange publie du théâtre, des romans, dont plusieurs s'adressent à la jeunesse (entre autres des romans policiers), des scénarios pour la télévision et pour la bande dessinée. A propos de Comme une bombe, Daniel Fano écrivait « Dérision, parodie, bouffonnerie, les clichés du polar rejoués avec une frénésie jubilatoire ».
Scénariste de la série de bande dessinée S.T.A.R., Delperdange a traduit également plus d'une dizaine d'auteurs anglais et américains.
Le prix Simenon lui a été attribué pour son roman Monk dans lequel il fait ses premières armes en série noire, s’imposant nettement par la force de sa narration. Il a reçu pour Nuit d’amour le prix du jeune théâtre.


Le Prix Rossel (et le Prix Rossel des jeunes) lui ont été décernés en 2005 pour Chants des gorges
Variation en sept chants sur le thème de l'enfant sauvage, le roman de Patrick Delperdange suit l'étrange dérive d'un être des limites. Un jeune garçon en cavale, soupçonné d'avoir tué le curé de son village, rêve d'avoir la force de débarrasser sa mère de l'homme brutal qui partage sa vie. Obsédé par les "saletés" que font les animaux et les êtres humains entre eux, il est capable de violences sans nom mais reste auréolé d'un halo mystérieux de pureté. Sur tous ceux qu'il rencontre dans sa fuite - le contremaître du chantier où il travaille un temps, la compagne d'un petit malfrat ou le chef d'une famille gitane qui le prend sous son aile -, ce personnage ambivalent exerce une étrange fascination. Il libère en eux des émotions enfouies et des pulsions inavouées. Chacun des sept chants présente une facette du personnage sans que le mystère de son identité soit révélé, laissant le lecteur seul avec les images bouleversantes et fortes qu'éveille ce récit admirablement maîtrisé.

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Mercredi 12 novembre 2008,

Le Fram a accueilli les Belles Etrangères qui fêtent cette année leur 20ème anniversaire. Pour l'occasion, 20 écrivains de 10 pays différents parcourent la France.  Deux escales belges, une à Bruxelles et l'autre à Liège, complètent leur visite.

Marie Herbillon et Yasmine Badir, de l'Université de Liège, ont fait connaître au public du Fram les écrivains canadiens Neil Bissoondath et Zoe Whittall.  La rencontre s'est déroulée en anglais et en français ; plusieurs lectures ont agrémenté la soirée.

Neil Bissoondath est né en 1955 d’une troisième génération d’immigrants indiens à Trinidad aux Caraïbes. Il part à dix-huit ans poursuivre ses études au Canada où il s’installe, d’abord à Toronto puis à Montréal et depuis 2006, à Québec. Depuis 1999, il enseigne la création littéraire à l’université de Laval.
Romancier et nouvelliste, il est également l’auteur d’un essai qui a fait grand bruit en 1995 : Le marché aux illusions, la méprise du multiculturalisme. On lui a alors reproché son refus des appartenances et autres revendications ethniques à quoi il répond qu’un citoyen d’aujourd’hui n’a d’autre patrie que celle qu’il s’est choisie. Affirmation qui est le fruit d’un long questionnement repris par presque tous les héros de ses romans.

Zoe Whittall est née en 1976 à South Duram au Québec. Elle devient rapidement une figure très remarquée de la scène culturelle alternative montréalaise. A dix neuf ans, elle publie son premier poème dans la revue Index, donne de nombreuses performances et
publie en 2001 son premier recueil, The ten best minutes of your life. Elle dirige ensuite une anthologie de nouvelles Geeks, Misfits and outlaws la même année. Elle vit actuellement à Toronto où elle a publié un deuxième recueil - The Emily Valentine Poems et un premier roman - Bottle Rocket Hearts qui décrit la vie de la communauté homosexuelle de Montréal dans les années 1990 en plein référendum sur la souveraineté du Québec et qui lui a valu d’être considérée par la critique comme la digne héritière de Mordecai Richler.

Marie Christine Clary du CNL, ainsi que Jean-Luc Outers et Thibault Carion du Service de la Promotion des Lettres de la Communauté française de Belgique accompagnaient les auteurs.  Les compagnes des auteurs, Anne Marcoux et Marcilyn Cianfarani  étaient également présentes.

La soirée s'est prolongée par une table d'hôte célébrant l'anniversaire des Belles Etrangères.  Convivialité et sympathie étaient au rendez-vous.  La formule a séduit tant le public que nos invités.
 

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Jeudi 23 octobre 2008,

dans le cadre de Masarat Palestine, les poètes palestiniens de la jeune génération Walid Alsheikh, Najwan Darwich, Zouheir Abou Chayeb, Basihr Shalash et Ghassan Zaqtan étaient présents à Liège pour présenter le recueil bilingue Le poème palestinien contemporain (éditions Le Taillis-Pré) en lisant leurs contributions.  Antoine Jockey, traducteur, et Eric Brogniet ont assuré les lectures de traductions devant un public séduit.

Ce qui caractérise aujourd’hui la jeune poésie palestinienne, c’est une manière de dire la réalité à partir d’une expérience personnelle, d’un environnement proche, d’un constat de la « petite histoire », avec simplicité et sensibilité, humour ou distanciation. Ce qui a changé, ce n’est pas la détermination des poètes palestiniens à défendre leur terre, c’est la manière de le dire à partir de leurs histoires personnelles, individuelles. C’est l’angle de vue réaliste qui est le leur comme celui de nombreuses autres jeunes générations poétiques actuelles de par le monde, et qui provient du constat de la fin des idéologies, de la globalisation galopante et d’un sentiment aigu du réel, sinon du désenchantement du monde. La dénonciation de l’oppression se fait aujourd’hui à voix blanche.

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Mercredi 8 octobre 2008,

Le Fram a reçu le romancier, essayiste et poète Alain Bertrand.  Il s'est entretenu avec Christian Libens.

Né à Gand en 1958, Alain Bertrand passe son enfance et son adolescence à Bruxelles et sur la Semois. Licencié agrégé en philologie romane, il est professeur à l’Institut communal d’enseignement technique à Bastogne.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur Simenon ainsi que de nombreux romans et essais.


I
l vient de publier On progresse. Dans ce plaisant recueil, l’auteur promène son regard acéré sur 48 objets de notre environnement ; 48 objets, pour le meilleur et, surtout, le pire... du barbecue au cornet de frites en passant par le portable et le string...  Ses observations moulinées par un esprit facétieux et une logique imparable sont livrées sous forme de chroniques malicieuses, acerbes, aigres ou indulgentes selon les cas.

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Mercredi 1er octobre 2008,

Alain Berenboom s'est entretenu avec Jeannine Paque de son parcours et de son actualité éditoriale.

"Alain Berenboom mène une drôle de vie : avocat spécialiste du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle, professeur de droit à l’ULB et administrateur de la Cinémathèque royale de Belgique, il est aussi chroniqueur au quotidien Le Soir. Comme il lui reste un peu de temps libre, il a déjà écrit six romans impertinents, drôles et acides." (B. Pascuito)

Périls en ce Royaume vient de paraître chez B. Pascuito (Paris, 2008). Un détective explore les fêlures de la Belgique au temps de l’Affaire royale. La Belgique est sur le point d’exploser : les francophones craignent la scission du pays, les flamands veulent chasser le roi et instaurer une république indépendante. Mais, en vérité, c’est au sortir de la guerre que la crise a commencé.

En 2007, il a reçu le Prix Félix Denayer pour l’ensemble de son œuvre.

 

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Mercredi 24 septembre 2008,

Karel Logist a invité le romancier Luc Baba

Né en 1970, Luc Baba est l’auteur de 10 romans publiés chez Luce Wilquin, Labor et Averbode, dont La cage aux cris (prix Pages d’or), Les écrivains n’existent pas, Clandestins, et plus récemment, La petite école Ste rouge. Luc Baba écrit également pour le théâtre et la chanson.


Son 11ème roman, Tout le monde me manque, vient de paraître chez Luce Wilquin.  Dans ce roman, John est un grand môme.  Un monstre de solitude et de manque.  La métaphore des douleurs enfouies et de leurs effets : cruauté, distance, dérives ou violences.

Tout le monde me manque a fait l'objet d'une adaptation théâtrale sous forme d'un monologue mis en scène par Jean-François Warmoes et interprété par Luc Baba lui-même ; les décors musicaux sont signés Benoist.D. Un extrait a été proposé lors de cette soirée.  Pour en savoir plus sur le roman mais surtout ce spectacle et connaître les dates de représentations, un site est disponible
ici.

 

 

 

Archives des rencontres littéraires Le Fram

 


 

 

ARCHIVES 2007 - 2008 :  Le Fram a accueilli André Baillon (par Charlyne Audin), Benno Barnard, Franz Bartelt, Jean Claude Bologne, Daniel Fano, André Goosse, Véronique Janzyk, Bruno Kartheuser, Hilde Keteleer, Elias Khoury, Alain Lallemand, Michel Lambert, Stéphane Lambert, Steven Laureys, Christophe Léon, Jean Louvet, Nicole Malinconi, Antonio Moyano, Robert Schaus, Alawiya Sobh, Jacques Sojcher, Stefaan van den Bremt, Paul Willems (par Frédéric Dussenne), Liliane Wouters. Le Fram a également été invité à la Maison de la Poésie d'Amay et a présenté les auteurs publiés dans sa revue semestrielle de littérature.

 

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ARCHIVES 2006 - 2007 :  Le Fram a accueilli Issa Aït Belize, Christine Aventin, Jan Baetens, Guy Delhasse, Jacques Dubois, Nathalie Gassel, Eva Kavian, Caroline Lamarche, Georges Linze, Jae Mae Kân, Guy Marchamps, Jacques Mercier, Rossano Rosi, Lucienne Strivay, Georges Thinès, Vincent Tholomé et Françoise Wuilmart.  Le Fram a également été invité en divers lieu et a présenté les auteurs publiés dans sa revue semestrielle de littérature.

 

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ARCHIVES 2005 - 2006 :  Le Fram a accueilli Daniel Arnaut, Cécilia Burtica, Roland Counard, Etienne Ethaire, Rose-Marie François, Bernard Gheur, Marc Imberechts, Jacques Izoard, Ariane Le Fort, Joseph Orban, Gisèle Prassinos, Olivier Rougerie, Frédéric Saenen, André Stas et René Swennen.  Le Fram a également présenté un programme dans le cadre de la Fureur de Lire 2005.

 

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