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Le Fram, a.s.b.l.   

Revue littéraire  -  Éditions  -  Rencontres   

 

   

 

A R C H I V E S   2007 - 2008

 

 

Tout usage des photos se trouvant sur cette page impose la mention : © Le Fram.   

 

 

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Vendredi 13 juin 2008,

en clôture de la saison 2007-2008, Le Fram a présenté le contenu du nouveau numéro de sa revue semestrielle de littérature (numéro 18) en présence d'une majorité des auteurs publiés.

Au sommaire de ce numéro, on peut découvrir des textes de Daniel Chirom, Michael Curtis, Francis Chenot, Yves Colley, Stéphane Lambert, Tom Nisse, Françoise Roy, Abdennasser Sari, Annie Schandeler, Robert Schaus, Alexandre Valassidis et d'Antoine Wauters. Une brève biographie de chacun d'eux est présentée en rubrique "auteurs".

 

 

A l'occasion de cette soirée, Le Fram a également accueilli le collectif québecois Rhizome, représenté par Dominique Garon et Simon Dumas (à l'avant-plan sur la photo du public). Rhizome est un organisme sans but lucratif de Québec, dont la création fut motivée par le désir de présenter de façon novatrice la littérature sur la place publique. Son mandat : celui de produire des spectacles intégrant la littérature récitée par son auteur dans la pratique de l'interdisciplinarité.
 

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Vendredi 30 mai 2008,

Le Fram a reçu trois poètes flamands : Benno Barnard, Hilde Keteleer et Stefaan van den Bremt.  La soirée a été animée par Karel Logist.  Etait également présent Jean-Paul Barbe pour évoquer un projet éditorial qu'il développe avec Hilde Keteleer.

Benno Barnard est né en 1954. Il est d'origine néerlandaise, mais vit depuis longtemps en Belgique.
Il fait ses débuts avec le recueil de poèmes Een engel van Rossetti (Un ange de Rossetti, 1981). Au cours des années 90, Barnard se tourne de plus en plus vers l'écriture de textes pour le théâtre. Il a réécrit des drames classiques d'auteurs comme John Dryden et Joost van de Vondel. Sa propre pièce Stervelingen (Mortels, 2001) est écrite en vers rimés. Outre des poèmes et des pièces de théâtre, Barnard écrit des essais qui traitent essentiellement de la Belgique et de la place que l'auteur occupe dans le monde, comme dans Uitgesteld paradijs (Paradis reporté, 1987). Il est aussi fortement influencé par la philosophie judaïque. La question de l'identité de l'Européen d'après la Seconde Guerre Mondiale est le moteur principal de son œuvre.


Hilde Keteleer est née en 1955. Traductrice du français et de l’allemand vers le néerlandais, elle est aussi journaliste et poète. Rédactrice de la revue littéraire flamande Deus ex Machina. Elle a traduit Rilke, Rimbaud et de nombreux poètes contemporains belges, allemands et autrichiens. En 2001, elle a débuté comme poète chez de Wereldbibliotheek, Amsterdam, avec le recueil Al wat winter is en waar. Avec Caroline Lamarche, elle a publié aux Editions Le Fram un volume bilingue de poèmes croisés Entre-deux / Twee vrouwen van twee kanten,
Elle a aujourd’hui en projet un recueil en collaboration avec le poète français Jean-Paul Barbe – chacun a écrit à l’occasion du décès, pour la première, de son père, pour le second de son épouse. Ce recueil englobe les publics néerlandais, français et francophones, donnant ainsi un écho interculturel plus universel à cette initiative transfrontalière.

 

Stefaan van den Bremt est né à Alost en 1941, vit à Bruxelles. Il fait ses débuts en 1968 avec des poèmes appartenant au Nouveau Réalisme et se distingue par un important engagement social.
Il s'affirmera progressivement comme le principal poète politique des années 70. Il a écrit également des textes pour le théâtre et des chansons.
À partir des années 80, son œuvre se fait intimiste et plus classique. Dans les années 90, le travail sur le langage occupe une place de plus en plus importante dans son œuvre. Ses poèmes, sur un plan plus général, traitent de la condition humaine. Stefaan van den Bremt est également connu pour ses traductions et pour sa promotion de la littérature latino-américaine.

 

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Vendredi 16 mai 2008,

Alain Absire s'est entretenu avec Jean Claude Bologne.  Né à Liège en 1956, Jean Claude Bologne a dirigé pendant cinq ans (1979-1984) la revue littéraire bimestrielle, Ouvertures, qui l'a surtout ouvert lui-même. Quand il s'est retrouvé dehors, il s'est fixé à Paris (1982).
Après avoir tâté de la critique littéraire à La Wallonie (1982 - 1993) et dans quelques autres media, il est retourné à l'enseignement à dose homéopathique et donne depuis 1993 des cours d'iconologie médiévale à l'Institut supérieur des Carrières Artistiques, Paris.
L'essentiel de son activité reste consacré à l'écriture (une trentaine de livres publiés). Il participe notamment aux activités de la Nouvelle Fiction.
Signe particulier : des difficultés à parler de lui à la première personne. Pourtant, il jure qu'il n'est pas un autre.

I
l vient de publier Le marchand d’anges (Grand Miroir, 2008).
Et vous, comment changeriez-vous le monde ? Jehan, sur le chantier des cathédrales, taille la pierre de joie, la pierre de douleur. Mais peut-il sculpter la pierre de vie ? Les enfants qui croient aux anges les promènent comme des ballons, mais que se passerait-il s’ils venaient à leur donner vie ? Les personnages de conte peuvent donner forme au néant, mais ils ne le maîtrisent pas toujours. Les forces déchaînées risquent de nous dépasser. Les créatures évoquées finissent par s’incarner. Les martiennes nymphomanes affolent les confesseurs, les momies dépecées réinvestissent d’autres corps, et le roi qui peut-être n’a jamais existé règne plus sûrement dans tous les cœurs. La frontière entre la réalité et le réel est vite franchie, et il n’y a pas de carte routière pour se repérer au pays de l’imaginaire ! Certains osent tourner la page et entrer de plain-pied dans la fiction ; d’autres préfèrent prendre sans joie le dernier train pour le retour. Ils auront au moins fait l’expérience de l’ailleurs. Ils sauront si, au-delà de la vallée de larmes, le soleil existe... même s’il doit affoler et tuer le caméléon qui tâcherait de reproduire sa couleur.

 

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Mercredi 7 mai 2008,

Le Fram a invité Marc Pirlet à s'entretenir avec Michel Lambert.

Michel Lambert est né à Aïcha (Congo belge) le 15 juin 1947. Il est le cofondateur et organisateur du prix Renaissance de la nouvelle, prix franco-belge créé en 1991 et destiné à promouvoir la nouvelle de langue française.
D’abord collaborateur pour de nombreux journaux (La Wallonie, Trend’s Tendance, Télé-Moustique), il se lance ensuite dans l’écriture de fictions. Parmi ses ouvrages les plus récents, on trouve La maison de David, roman, Éd. du Rocher, 2003, Une touche de désastre, nouvelles, Éd. du Rocher, 2006 (Prix de la Société des Gens de Lettres – Grand Prix de la Nouvelle). Il vit à Ottignies, près de Bruxelles.

Son nouveau recueil, Le Jour où le ciel a disparu vient de paraître aux Editions du Rocher.
Dix nouvelles où les personnages ont tous vécu la disparition du ciel puis sa renaissance. Dans un mélange de gravité, d’espoir et de renoncement. De dignité et d’humanité. Un homme aboie, un autre fustige les peintres préraphaélites, une femme bénit les passants, trois amis éprouvent une peur irraisonnée… Soudain le tragique, l’incongru, le cocasse se taisent pour laisser la parole aux âmes, qui, enfin, se comprennent.

 

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Vendredi 25 avril 2008,

Laurent Demoulin, ULg, s'est entretenu avec l'écrivain Stéphane Lambert

Après un master en langues et littératures romanes à l’Université Libre de Bruxelles, Stéphane Lambert a animé des rencontres littéraires. Il a dirigé le lancement d'une collection de livres de poche (Ancrage) et a aussi été le co-fondateur du Grand Miroir, maison d’éditions née en 2001.
Journaliste, il a écrit sur l'actualité littéraire, signe des portraits de personnalités et présente l'agenda théâtral du magazine L'Eventail.
Il a reçu différentes bourses d'écriture et de résidence d'auteur (Rome, Berlin), a été deux fois primé par l'Académie Royale de langue et littérature françaises de Belgique, a été chargé de missions culturelles (Burkina Faso, Canada). Il a enseigné à l'Université Charles de Prague. En 2007, il a dirigé brièvement la Maison du Spectacle - La Bellone à Bruxelles.
Il se partage entre la nécessité d'enracinement et le besoin d'être ailleurs.

Stéphane Lambert a publié en 2007, Mes morts (Editions du Grand Miroir), ainsi qu'un bookleg chez Maelström, Impacts des balles à blanc.  Le Fram publiera une de ses nouvelles dans le prochain numéro de sa revue (n°18) en juin prochain.

A propos de Mes morts, Daniel Arnaut écrivait dans le Carnet et les Instants "Mes Morts" est un texte qui ne nous touche pas seulement par ce qu'il dit, mais aussi et surtout par sa forme, faite de longues phrases qui se déroulent et se recouvrent telles des vagues, revenant sur les mêmes thèmes pour les enrichir de variations nouvelles, en une sorte de litanie, de chant funèbre dont le caractère morbide est transcendé par la beauté de l'écriture.

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Vendredi 18 avril 2008,

Le Fram était l'invité de la Maison de la Poésie d'Amay.  David Giannoni, nouveau directeur de la Maison, aux côtés de Francis Chenot, accueillait les fondateurs du Fram à l'occasion du dixième anniversaire de notre revue.

Outre un échange sur l'historique et sur les activités du Fram avec Serge Delaive, Marc Lejeune et Karel Logist, des lectures ont complété le programme.  L'occasion a aussi été offerte de visiter la Maison de la Poésie, dont l'ancien théâtre, qui mériterait sans doute une rénovation pour y accueillir un espace dédié à la poésie ou la littérature en général !

 

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Mercredi 9 avril 2008,

Le Fram a invité Jeannine Paque à s'entretenir avec Nicole Malinconi sur l'ensemble de son oeuvre, mais aussi sur son récent récit Vous vous appelez Michelle Martin, paru chez Denoël.

De mère belge et de père italien, Nicole Malinconi a d’abord été assistante sociale avant de se lancer dans l’écriture. Elle a notamment travaillé à la Maternité provinciale de Namur où elle a collaboré avec le docteur Willy Peers, médecin engagé dans le combat des femmes pour le droit à l'interruption de grossesse.  C'est cet environnement qui la poussera à écrire Hôpital silence, où l'influence de Marguerite Duras se fait particulièrement sentir. Cette dernière publiera un article à la suite de la parution de ce livre, en 1985, aux Editions de Minuit.
Nous deux, récit sur la relation mère-fille a remporté le Prix Rossel en 1993. Trois ans auparavant, elle faisait face au décès de sa mère. Plusieurs ouvrages ont été publiés par l’auteure mais aussi des textes brefs, souvent accompagnés de dessins ou lithographies. Nicole Malinconi construit une oeuvre qui ne cesse d'interroger le réel dans toutes ses dimensions, à travers des récits à l'écriture concise, sobre et éminemment juste.


Elle vient de publier Vous vous appelez Michelle Martin (Editions Denoël, 2008), récit d’une rencontre dans le parloir de la prison de Namur. Ouvrage courageux, controversé ! "Vous vous appelez Michelle Martin s'inscrit dans la continuité d'une oeuvre exigeante, dérangeante en ce qu'elle bouscule les non-dits, les préjugés, et oblige à s'interroger sur la part d'humanité et d'inhumanité que chacun porte en soi. Un questionnement qui parcourt ce récit-quête, ce récit-combat entre un écrivain qui traque, à travers les mots, la vérité d'un être, et Michelle Martin, ex-épouse de Marc Dutroux, condamnée en 2004 à trente ans de prison pour séquestration et tortures" (Christine Rousseau, Le Monde, 1er février 2008).

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Vendredi 28 mars 2008,

Bruno Kartheuser a donné une conférence intitulée "Les pendaisons de Tulle - De St-Vith à Tulle en Corrèze : L’apogée criminelle d’un apprenti-pharmacien".

Depuis 1997, l’auteur enquête sur le drame de Tulle en Corrèze, où le 9 juin 1944, les SS pendirent 99 otages civils et en envoyèrent quelque 300 dans les camps de la mort. Les résultats de cette recherche sont réunis dans 4 livres qui sont la reconstitution minutieuse, entreprise pour la première fois dans cette dimension, d’un crime de guerre resté impuni.

Les recherches de Bruno Kartheuser sont rapportées dans quatre volumes publiés aux Editions Krautgarten. Le quatrième tome Le drame de Tulle – Crime sans châtiment sortira bientôt de presse.

 

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Vendredi 21 mars 2008,

Le Fram, toujours dans le cadre de son dixième anniversaire, a édité deux nouveaux livres.  Véronique Janzyk et Antonio Moyano en sont les auteurs.  Ils ont échangé leurs impressions au sujet de ces livres, ont évoqué leur parcours littéraire et leur passion pour la lecture.

Le livre de Véronique Janzyk, La Maison, c'est deux cents moments, brefs ou inscrits dans la durée. Ils ponctuent un déménagement, un emménagement et enfin la rénovation d'une maison. Parce qu'un jour, le besoin de rénover la maison où l'on s'installe se fait sentir, s'impose... Rénover dedans, rénover aussi ce qui se donne à voir. Rénover par nécessité. Rénover par défi. Dans l'aventure, il faut compter avec les défauts, les imprévus, la matière qui se rebiffe. Il faut composer aussi avec d'autres irréductibles : ces travailleurs qui mettent leurs compétences dans un plateau de la balance et leur grain de sel dans l'autre. Et puis, « La Maison » ne serait rien sans les autres maisons, sans les voisins et sans, même, le regard tourné vers ceux qui sont dépourvus d'un toit. De la légèreté, un souci cocasse du concret et un brin de métaphysique dans la facture de ce deuxième livre de Véronique Janzyk, qui pose au passage quelques questions sur la propriété et le « chez-soi ». On a cru, ici, améliorer le bâti. On se retrouve à tout reprendre à zéro. On redécouvre le ciel, la poussière et l'eau. On a cru avoir besoin d'une maison, quand on était à la recherche d'une clé. Reste à voir si on l'a trouvée.

Antonio Moyano nous livre Château en bord de Meuse et autres poèmes.  Un Moyano qui parle, un Moyano qui dessine, sont-ils frères ennemis ? Disons pour aller vite, de façon naïve brutale : l'un est réaliste, l'autre surréaliste. Ou mieux encore : l'un parle, l'autre se tait. C'est pourquoi le premier, obéissant presque à une loi intérieure, vérifie le monde à l'aune de l'autobiographie, seule et unique richesse du pauvre. Est-il simplet ? Sa vie est-elle banale et plate ? Antonio Moyano nous livre dans ce recueil à la fois lyrique et prosaïque, des moments de sa vie sous forme de poèmes. Il narre son quotidien, son travail, ses souvenirs d'enfance, la drague à Bruxelles et ailleurs. L'humour n'est jamais absent de ces tableaux hauts en couleur… On se coule dans ces textes aussi facilement que dans une prose narrative.

Une soirée d'anniversaire qui voulait également rendre hommage à Hugo Claus décédé ce 19 mars, à Anvers.

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Mercredi 5 mars 2008,

Christine Aventin a présenté l'écrivain français Christophe Léon à l'occasion de deux actualités éditoriales publiées aux Editions Le Somnambule Equivoque.

Après des études artistiques tronquées qui le conduisent vers une carrière ratée de joueur professionnel de tennis, Christophe Léon passe de nombreuses années à douter. De lui — ce qui n’est pas un grand mal —, mais aussi de la société — ce dont elle n’a cure. Un temps engagé dans le monde professionnel, il se décide à vivre pauvrement dans le luxe : l’écriture. Il vient de publier Beaux-Arts et Ecoloco, une alter-friction.  Si le premier est un roman qui ressemble à un théâtre de l’absurde, le second traite de l’environnement de manière satirique, impertinente et subversive. 

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Jeudi 28 février 2008,

Franz Bartelt a dialogué avec Eva Kavian de leur parcours littéraire et ont aussi évoqué leurs actualités éditoriales.  Une large place a été laissée aux lectures.

Né en 1949, Franz Bartelt vit dans les Ardennes, la région d'Arthur Rimbaud. A partir de 1985, il fait de l'écriture son unique moyen de subsistance avec de la poésie, des nouvelles, du théâtre et des feuilletons. Dès 1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, tous applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix littéraires, dont le Goncourt pour Les Fiancés du paradis. En 2006, il a obtenu la bourse Goncourt de la nouvelle pour Le bar des habitudes. Il vient de publier Pleut-il ? chez Gallimard.

Née en 1964, Eva Kavian anime des ateliers d'écriture depuis 1985. Elle a fondé l'association Aganippé, au sein de laquelle elle anime des ateliers d'écriture, des formations pour animateurs, et organise des rencontres littéraires. Parmi ses plus récents livres, on trouve Le rôle de Bart (2005) pour lequel elle a obtenu le Prix Marcel Thiry 2006. Chez Mijade, vient de paraître son tout nouveau roman La dernière licorne.

 

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Vendredi 22 février 2008,

Le Fram a reçu le grammairien André Goosse.  Il s'est entretenu avec Christian Libens.

Né à Liège le 16 avril 1926, André Goosse passe son enfance dans les Ardennes. Il entame, en 1945, des études de philologie romane à l'Université catholique de Louvain.
En 1956, son université le rappelle. Nommé chargé de cours en 1961, il est promu professeur ordinaire en 1967. Goosse est appelé à devenir, très jeune, membre de la Commission royale de toponymie et de dialectologie, puis de la Société de langue et de littérature wallonnes et de la Commission royale d'histoire. L'Académie s'ouvre à lui le 9 octobre 1976.
Gendre de Grevisse, Goosse se trouve vite associé aux travaux de celui-ci avant d'être désigné comme son successeur. On sait l'extraordinaire carrière du Bon usage !
  André Goosse écrit sur le langage avec une délectation évidente, et il sait communiquer ce plaisir à ses lecteurs.
Il a été secrétaire perpétuel de l'Académie de Langue et de Littérature françaises de 1996 à 2001.

 

Un "Bon usage" qui a attiré un grand nombre de personnes !  Qui ne connaît cet ouvrage de référence ? ...
 

 

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Mercredi 13 février 2008,

Gérald Purnelle a accueilli Liliane Wouters et s'est entretenu avec elle de son parcours littéraire depuis la parution de son premier recueil La marche forcée (1954) jusqu'à son récent récit, Paysage flamand avec nonnes (2007, Gallimard), dans lequel elle évoque ses années de formation passées dans une école normale en Flandres.


Selon Gérald Purnelle, sous l'apparente sobriété de son expression toujours rationnelle et contrôlée, la poésie de Liliane Wouters peut conjuguer les obsessions les plus lucides - la conscience de la condition mortelle de l'homme - et les sentiments les plus ardents - la blessure amoureuse. Ample ou heurtée, mais aussi sensuelle ou familière, sa voix fait d'elle un poète majeur
.
Liliane Wouters écrit également du théâtre, elle est traductrice et développe un goût certain pour l’élaboration d’anthologies.
Née en 1930, elle a été élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 1985.

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Mercredi 30 janvier 2008,

Marie-Paule Henry, anthropologue, a présenté et animé une rencontre autour de Jacques Sojcher et de son oeuvre.

Romancier, poète et philosophe né en 1939, de père slovaque et de mère polonaise, Jacques Sojcher a enseigné à l’Université libre de Bruxelles. Il est le directeur de la Revue de l'Université de Bruxelles, Ah !.  Auteur de nombreux ouvrages, on peut dire sans se tromper ni réduire le niveau de sa pensée qu'il est un philosophe accessible au grand public et que tout le monde (ou presque) peut le lire.  Sa thèse sur l'oubli chez Pascal et Nietzsche en 1975 le définit bien. Son origine juive (et l'absence du père) sont des thèmes souvent présents dans son œuvre. Il est, en ce moment, commissaire de l’Exposition "Kaliski" au Musée Juif de Belgique.

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Vendredi 18 janvier 2008,

 

Le Fram a dévoilé le contenu du numéro 17 de sa Revue semestrielle de littérature à l'occasion d'une soirée festive.  Celle-ci évoquait également le fait que 2008 signe le dixième anniversaire de l'asbl Le Fram.

Au sommaire de ce numéro, nous avons découvert des textes inédits de Serge Brédart*, Óscar Curieses, Pierre Gilman*, Miklavz Komelj, Frances Novali, Schirin Nowrousian*, Anne Penders, Hubert Ripoll*, Guillaume Rodien, André Romus*, Stéphane Sauvage, Fernand Sikivie et Bruno Tomera.  Illustration de couverture : Georg Glaser.

Face à public nombreux, plusieurs auteurs* étaient présents pour mettre en voix leurs textes.  Alexis Alvarez Barbosa (pour ses traductions d'O. Curieses), Serge Delaive, Marc Lejeune, Karel Logist et Gérald Purnelle ont donné lecture de textes de quelques auteurs absents.

 

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Mercredi 12 décembre 2007,

Le Fram a reçu Daniel Fano qui, initialement, devait s'entretenir avec Francis Dannemark, excusé.  Karel Logist a assuré l'animation de la rencontre.

Daniel Fano, né en 1947, a vécu en Allemagne et en France, avant de s'installer à Bruxelles en 1971. Journaliste, conférencier, biographe d'entreprise, il est révélé par l'anthologie La Nouvelle Poésie française de Bernard Delvaille (1974).
En dépit de la rareté de ses publications, qui s'inscrivent dans la ligne de Desnos, Prévert, Soupault et du groupe pop anglais The Kinks, il occupe une place de choix parmi les poètes contemporains.
Daniel Fano vient de publier Henri Vernes & Bob Morane, une double vie d'aventures, biographie (Le Castor Astral, coll. " Escales des lettres ", novembre 2007).


 

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Mercredi 28 novembre 2007,

Le Fram a organisé sa première conférence en neuroscience cognitive en invitant Steven Laureys.

Steven Laureys dirige le Coma Science Group de l'Université de Liège.  Il a donné une communication sur "Les frontières de la conscience". 

La rencontre était présentée et animée par Serge Brédart, responsable du Service de Psychologie Cognitive de la même université.

 

Plusieurs états indiquent une perte de conscience : le sommeil, l’évanouissement, l’anesthésie, le coma. L’étude de l’état végétatif, un éveil sans conscience, souligne combien les limites de la conscience sont incertaines, mais aussi combien il est urgent de les explorer.

Steven Laureys nous a indiqué les travaux les plus récents sur la question. Plusieurs illustrations ont été fournies sur base de cas de patients célèbres dans la littérature mais surtout à partir des recherches dont celles qu'il a menées avec ses collègues. Une de celles-ci, publiée dans la prestigieuse revue Science, l'a placé parmi les experts mondiaux de la conscience.

 

Excellent vulgarisateur, Steven Laureys a attiré un public très nombreux et enthousiaste.
 

 

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Mercredi 14 novembre 2007,

dans le cadre des "Belles Etrangères" - initiative du Centre National du Livre, en France - consacrées à la littérature libanaise, Le Fram, en collaboration avec le Service de la Promotion des Lettres, a reçu les écrivains Alawiya Sobh et Elias Khoury.

 

Né en 1948, animateur du mouvement de la gauche démocratique avec ses amis Samir Kassir et Gibrane Tuéni, assassinés depuis, Elias Khoury dirige depuis des années le supplément culturel du quotidien An Nahar dont il a fait la tribune de l’opposition libanaise. Critique littéraire, essayiste et chroniqueur, il est l'auteur de huit romans- traduits et publiés chez Actes Sud - qui l'ont placé parmi les meilleurs écrivains arabes. Son dernier roman, Comme si elle dormait, traduit par Rania  Samara, est sorti en septembre 2007 aux éditions Actes Sud.

Alawiya Sobh est née en 1955 à Beyrouth. Au-delà de son souffle épique et iconoclaste, son œuvre s’impose comme l’une des plus singulières dans le paysage littéraire libanais. Après avoir tenté de réinventer un érotisme au féminin, car tout érotisme est selon elle une affaire de mâle, elle s’assigne cette aventure prométhéenne : arracher le feu de la langue arabe des mains de l’homme pour la rendre enfin aux femmes. Son dernier roman, Maryam ou le passé décomposé, traduit par Jalibi Wellnitz et Rachida Tamahi Haidoux, a paru aux éditions Gallimard, en octobre 2007.

La soirée a été présentée et animée par Frédéric Bauden (ULg), assisté par le traducteur Bruno Herin (ULB).  Etaient présents pour l'occasion, Martine Grelle du CNL (Paris) et Jean-Luc Outers du Service de la Promotion des Lettres à la Communauté française.

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Mercredi 7 novembre 2007,

Alain Lallemand, grand reporter, s'est entretenu avec la journaliste Jocelyne Leroy.

 

Alain Lallemand travaille pour le service international du journal Le Soir. Il a accompli des reportages en Irak, en Afghanistan, en Colombie et au Liberia.


Spécialiste du crime organisé et des stupéfiants, il a publié L’Organizatsiya, la mafia russe à l’assaut du monde, (Calmann-Levy), et en Belgique, un best seller : Le cannabis expliqué aux parents (Luc Pire).Aux Editions Luce Wilquin, il a publié N’oubliez pas le guide et plus récemment La femme héroïne, un "romanquête" où affleure toute la passion amoureuse d'Alain Lallemand pour l'Afghanistan.

 


 

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Du 17 au 21 octobre 2007,

Le Fram a organisé trois rencontres dans le cadre de la 17ème édition de la Fureur de Lire.

 

Ont été mis à l'honneur, l'écrivain engagé Jean Louvet, le dramaturge Paul Willems et le poète et plasticien germanophone Robert Schaus.

 

 


Le mercredi 17, dans une ambiance particulièrement chaleureuse, nous avons assisté à un entretien croisé entre Jean Louvet, Nancy Delhalle, auteure du récent ouvrage « Vers un théâtre politique » (2007, Le Cri Ed.) dont Louvet est la figure de proue, et Jacques Dubois, co-auteur du « Manifeste pour la Culture Wallonne » et sociologue de la littérature (ULg).

Né en 1934, Jean Louvet commence sa carrière littéraire dès le début des années ’60. Le Théâtre Prolétarien présente très vite ses premiers écrits. Le théâtre de Jean Louvet s’inscrit dans l’histoire, la vie et l’intériorité des êtres. Depuis 1980, il est l’animateur du Studio-Théâtre à La Louvière.  Jean Louvet est un écrivain engagé. En 1983, il est coauteur et promoteur du Manifeste pour la culture wallonne (révisé en 2003).  En 1990, il a obtenu le Prix André Praga pour l'ensemble de son œuvre et, en 2002, celui du Wallon de l'année.
 

 

Le vendredi 19, en collaboration avec Indications, Le Fram a rendu un hommage à Paul Willems à l'occasion du dixième anniversaire de sa disparition.


Cet hommage à Paul Willems, auteur de nombreuses pièces de théâtre, ex-directeur des Beaux-Arts, fondateur d’Europalia, académicien, a fait l'objet d'un numéro spécial de la revue "Indications" comprenant une pièce inédite de Paul Willems (Plus de danger pour Berto), ainsi que divers témoignages.

 

Frédéric Dussenne, en compagnie de jeunes comédiens (Janie Folet, Simon Gautiez, Vincent Hennebicq, Marion Hutereau et Julie Leyder), nous a convié à un spectacle reprenant des extraits de diverses oeuvres de Paul Willems.  La lecture de En l'an 2000 le théâtre sera un épanchement du rêve dans la réalité (extrait de Vers le théâtre) a clôturé cette très belle soirée.

 

Le dimanche 21, le public a pu découvrir la poésie et quelques sculptures de Robert Schaus autour d'un repas convivial.  Karel Logist a mené cet entretien croisé pendant lequel a été évoqué son prochain recueil Le sens de la visite (Ed. La différence, Paris).


Né en 1939, Robert Schaus a enseigné les langues germaniques dans diverses villes. Il a publié un grand nombre de textes en langue française et allemande dans des revues et anthologies. Il a participé à de nombreuses lectures publiques en Belgique, Allemagne et Luxembourg. Il a aussi été très actif au sein de la revue Krautgarten.
 


 

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Vendredi 28 septembre 2007,

Charlyne Audin a donné une conférence intitulée "André Baillon, écrivain en porte-à-faux".
 

"J’ai vingt-cinq ans, je ne suis pas beau." C’est en ces termes que le personnage masculin d’Histoire d’une Marie, répond à la petite annonce que l’héroïne du roman a fait passer dans un journal, afin de "rencontrer [un] Monsieur pour se promener le dimanche.". Humilité radicale, honnêteté proche de la flagellation ? Curieuse façon, en tout cas, de se présenter dans l’espoir d’une élection… Le narrateur du Perce-oreille du Luxembourg, ne semble guère avoir plus d’assurance lorsqu’il entame son récit par cet aveu retentissant : « Mon nom : Marcel. Je ne m’aime pas. ».

 

Au gré d’extraits choisis et commentés, Charlyne Audin a souligné la singularité stylistique d’André Baillon, écrivain majeur des lettres francophones de Belgique.

 



 



 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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