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Mercredi 10 février 2010, dès 20h

 

 

L'inquiétante autonomie

des personnages

de roman

 

 

Causerie avec

Jacques Dubois

Université de Liège




Les personnages de roman ne sont pas, comme on le croit, des êtres de papier mais des créatures vivantes qui mènent, à l’intérieur des textes, une existence indépendante et commettent parfois des actes contraires à ce que voulaient leurs auteurs.

C’est ce que l’on verra à travers quelques exemples empruntés à Conan Doyle (avec l’aide de Pierre Bayard), à Stendhal, à Proust et à Jean-Philippe Toussaint. Et tout cela sur fond d’une théorie des textes possibles, soutenant l’idée qu’il n’est de fiction qu’incomplète, que le lecteur peut prolonger ou augmenter à son gré.
 

 

 

Jacques Dubois

 

Docteur de l'ULg en philosophie et lettres (1961) et aujourd'hui professeur émérite, Jacques Dubois a enseigné la littérature française des XIXe et XXe siècles ainsi que la sociologie des institutions culturelles de 1978 à 1998. Son parcours universitaire à Liège, original par la confluence qu'il a établie entre les disciplines littéraire et sociologique, a naturellement aussi croisé l'oeuvre de Simenon : cet écrivain originaire de la Cité ardente, il l'a classé parmi « les romanciers du réel» et il en est devenu sans conteste le spécialiste mondial. Il s'est investi aussi dans le journalisme, essentiellement de 1990 à 1993, comme directeur du quotidien liégeois La Wallonie, aujourd'hui disparu. Il a aussi été un des fondateurs – et est resté durant plusieurs années le président – de l'actuel département des arts et sciences de la communication de l'ULg. Enfin, il a été à de nombreuses reprises professeur invité dans les universités du Québec, contribuant à y former quantité de chercheurs. C'est peu dire qu'il a marqué de son empreinte le champ littéraire contemporain, particulièrement par les approches novatrices qu'il y a imprimées: la rhétorique bien sûr, avec le Groupe µ, mais aussi et surtout les paralittératures et l'analyse idéologique et institutionnelle de l'écriture.

 

lire ses articles sur "Réflexions - ULg"  ici

 


Choix bibliographique

 

 

Stendhal, une sociologie romanesque,

La Découverte, 2007.

'Cet auteur ne cesse pas d'offenser', disait de Stendhal le philosophe Alain. De fait, Stendhal offense, heurtant les opinions convenues et bousculant les modèles reçus. Il y va d'une forme d'engagement qui naît à même l'écriture, engagement d'abord littéraire, qui met en jeu le roman dans sa forme et ne craint pas de transgresser les règles implicites qui le gouvernent. Jacques Dubois montre dans ce livre que ce grand écrivain des enchantements amoureux est aussi le romancier le plus authentiquement politique que la France ait connu au XIXe siècle. Tout le problème de Stendhal est en réalité de conjuguer deux mondes apparemment incompatibles, celui de la politique et celui de l'amour. Or, dans ce jeu complexe, ce sont les femmes qui entraînent des héros moins résolus dans des actes éclatants de profanation symbolique. Plus généralement, la sociologie romanesque de Stendhal décrit chez ses personnages une lutte individuelle et collective pour la reconnaissance, qui met en cause tant le déterminisme des appartenance que les tyrannies du quotidien. Au gré de ces épisodes, une science du social se fait jour, une science vagabonde, qui ne se réclame pas d'un programme explicite



Les Romanciers du Réel,

Seuil 2000.

Ce livre décrit et met en place la lignée des grands romanciers qui ont pris en charge la représentation de la société française pendant un bon siècle. Soit en succession Balzac, Stendhal, Flaubert, Zola, Maupassant, Proust, Céline et Simenon. Ces auteurs participent tous de la problématique réaliste mais ont aussi en commun de ne pas s'y enfermer, de réussir à la dépasser, leur préoccupation récurrente étant de débusquer les mécanismes et structures du social à différentes époques.

Ainsi chaque romancier finit par mettre en oeuvre une sociologie qui lui est propre. Celle-ci cependant n'est pas le fait d'un discours rapporté mais se dégage de la fiction même, de son imaginaire, de son écriture. Dans des aperçus d'ensemble comme en huit portraits particuliers, on verra comment les différents romanciers jouent ainsi une partie serrée, en tentant de réconcilier ces postulats contradictoires que sont la totalité et le détail, la nécessité et la contingence, la vérité et le désir. Une partie qui, quand on y regarde de près, se joue aujourd'hui encore.


 

Aussi ...

 

Pour Albertine. Proust et le sens du social, Seuil, 1997.

Le Roman policier ou la modernité, Nathan, 1996.

 

 

 

P.a.f. 4 / 2.5 (étudiants et sans emploi)

carte de fidélité : 4 rencontres = un livre des éditions Le Fram offert

 

Lieu de la rencontre :

Librairie Entre-temps

rue Pierreuse, 15, à 4000 Liège

 

                          

 

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Mercredi 24 février 2010, dès 20h

 

Rencontre littéraire

 

 

Histoires aux gens heureux ...

 

Daniel Charneux

 

 

 

 

Entretien avec

Christian Delcourt

 

 

 

 

 

Notre invité ...

 

Né en 1955, Daniel Charneux est romaniste liégeois et romancier. Depuis 1976, il se consacre à l'enseignement du français.


Il a grandi dans les Hauts-Pays hennuyers, à quelques kilomètres du Caillou-qui-Bique où a vécu Émile Verhaeren. Enfant, il dévorait les albums de Tintin. Durant l’adolescence, est venue l’envie d’une expression personnelle qui a pris les formes de la poésie (parfois à contraintes).

 
Son père connaissait Pierre Coran et lui a envoyé les textes de son fils. Il lui a répondu gentiment : «Vous avez le don». Don qu’il n’a redécouvert que tardivement à l’occasion d’un atelier d’écriture.


Daniel Charneux a plusieurs romans à son actif, dont Une semaine de vacances (2001), Prix du Comité des Usagers de la Bibliothèque centrale du Hainaut, Reclyclages (2004). Norma (2006), Prix Charles Plisnier, et encore Nuage et eau (2008) finaliste du Prix Rossel, du Prix Rossel des Jeunes et du Prix des Lycéens.


Avec Maman Jeanne (2009), Daniel Charneux a, à nouveau, été finaliste du Prix Rossel des Jeunes à une voix du lauréat Nicolas Ancion.


Depuis 2004, il dirige la publication annuelle de six nouvelles montoises distribuées lors de l’opération « Un Livre, une Fleur » qui a pour cadre la fête de la Saint-Georges.

 


Daniel Charneux a aussi écrit de la poésie, du théâtre, des nouvelles ...  L’ensemble de sa bio-bibliographie peut se découvrir sur son site ici

 

 

 

Petit choix bibliographique ...


 

Nuage et eau
Luce Wilquin, 2008

Il s'appelait Ryôkan. Il était moine bouddhiste zen. Il aimait la poésie, les oiseaux, les enfants. Elle s'appelle Teishin. Elle est moniale bouddhiste zen. Elle aime la poésie, les fleurs, la calligraphie. Alors, peut-être leurs chemins pourraient-ils se joindre un jour, oui, peut-être pourrait-elle entrer dans sa vie comme un galet qui ricoche sur l'eau, comme un nuage qui caresse l'horizon.


Roman finaliste du Prix Rossel et du Prix Rossel des Jeunes. Un des cinq ouvrages sélectionnés pour le Prix des Lycéens 2008-2009.



 

Maman Jeanne
Luce Wilquin, 2009

Jeanne la femme sans grâce, Jeanne qui a aimé d'un amour interdit, Jeanne qui a donné naissance à l'enfant du péché ne trouvera comme solution à son malheur que l'abandon. Elle s'abandonne elle-même. Elle s'offre à la folie.


L'auteur donne la parole à Jeanne, un siècle après. Rend la vie à celle qui n'a jamais vécu vraiment. Écrit pour la faire exister.


 

 

P.a.f. 4 / 2.5 (étudiants et sans emploi)

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Lieu de la rencontre :

Casa Nicaragua

rue Pierreuse, 23, à 4000 Liège

 

                          

 

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Mercredi 10 mars 2010, dès 20h

 

Rencontre littéraire

et actualités éditoriales

 

 

Les couleurs de la nuit

 

Stéphane Lambert

 

 

 

Entretien avec

Jeannine Paque

 

 

 

Plus d'informations prochainement

 

 

 

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rue Pierreuse, 23, à 4000 Liège

 

                          

 

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