Souillac, ses relations avec Martel, des origines au XIXe siècle

  •  Souillac et Martel, ces deux bourgs proches l'un de l'autre, ont toujours eu des relations tantôt d'association, tantôt de concurrence.
  • Ces relations sont fondées depuis très longtemps sur le commerce du sel dont Souillac est le port de déchargement et Martel la plaque tournante vers l'Auvergne et le Limousin.
  • Sans doute fort ancien, ce commerce est probablement organisé par l'abbaye (ou doyenneté)de Souillac fondé vers 910, elle-même fondatrice des deux églises de Martel, Sainte Madeleine et Saint Maur. C'est aux bourgeois de Martel qui portent des surnoms évocateurs d'offices claustraux (sacriste-cellerier-ouvrier) que ce commerce est confié.
  • Mais, au milieu du XIIIe siècle, les marchands de Souillac obtiennent le partage des bénéfices par moitié.
  • Le destin des villes diverge rapidement malgré les malheurs de la guerre de Cent ans et ceux des guerres de religion.
  • Souillac devient une ville marchande grâce au sel, mais aussi à l'eau de la Borrèze et à la route de poste.
  • Martel dotée d'une sénéchaussée renonce au commerce et ses bourgeois deviennent des hommes de loi. Depuis que la route de Paris à Toulouse n'y passe plus elle a perdu son statut de carrefour. Malgré le sursaut du XIXe siècle qui voit le chemin de fer atteindre plus vite Martel que Souillac, le rôle des deux villes est définitivement fixé.
Dernière mise à jour : ( 02-12-2008 )