Brive-la-Gaillarde, ses monuments disparus
  • Etudier les églises, les hôtels seigneuriaux ou les halles d'une ville qui ont disparu au cours des siècles sans laisser de traces, c'est étudier l'histoire des guerres ou des temps troublés, surtout dans le nord de la France.
  • Mais c'est aussi faire l'histoire du vandalisme du XIXe siècle, le plus souvent perpétré au nom de l'urbanisme, de "l'hygiénisme" et du dédain pour les vieilleries.
  • Brive va commencer à s'y livrer sans retenue, après l'arrivée du chemin de fer. La Révolution n'avait mis à bas que l'église Saint Sernin et la Monarchie de Juillet que les bâtiments du Prieuré. La IIIe République va se charger d'une série de percées de rues et d'alignement de vieilles maisons qui, certes, donnent à la ville air, lumière et activités commerçantes prospères, mais font disparaître toute trace du passé.
  • Au vandalisme monumental, s'est ajoutée le vandalisme des archives. Brive est une ville sinistrée qui a perdu ses registres consulaires, ceux de ses tribunaux et de ses notaires et même ceux de maintes vieilles familles, lors d'un nettoyage de greniers. Ils ne sont pas perdus pour certains, dit-on, car ils se monnayent parfois à prix d'or, tant ils sont rares.
  • Balayant leur passé, les Brivistes se sont toujpours tournés vers l'avenir, donnant l'image d'une cité prospère. Il n'est plus temps pour eux de regretter que la mame touristique qui se déverse sur certaines cités aux monuments désuets et aux ruelles encombrées, se détourne de leur coquette agglomération.
  • Mais il est encore temps de veiller à la préservation de leurs archives familiales, encore entassées dans les greniers et d'en faire don aux organismes compétents au lieu de les envoyer à la décharge ou d'en faire des feux de cheminée ou de jardin.
Dernière mise à jour : ( 12-02-2009 )